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Télesphore Obame Ngomo : «Le PDG n’appartient pas à ceux qui l’ont piétiné»

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Dans une tribune au vitriol sur le « Le débat de Missélé eba’a » publiée ce samedi 19 juillet 2025, l’ancien porte-parole du président de la Transition, Télesphore Obame Ngomo, est monté au créneau pour répondre à la récente sortie d’Ali Bongo Ondimba depuis Londres. À travers un texte d’une virulence qui lui ait propre, le communicant politique démonte méthodiquement ce qu’il considère comme une tentative de récupération illégitime du Parti démocratique gabonais (PDG) par l’ancien chef de l’État. Un message clair : l’héritage d’Omar Bongo ne saurait servir d’abri à ceux qui l’ont trahi.

« Le PDG n’est pas un paillasson politique », a-t-il martelé. Alors que l’ancien président gabonais multiplie les messages depuis la capitale britannique, en dénonçant un prétendu « coup de force interne » contre le PDG, Télesphore Obame Ngomo n’y voit qu’un baroud d’honneur mal assumé. « Le PDG n’appartient pas à ceux qui l’ont piétiné », tonne-t-il, rappelant qu’Ali Bongo lui-même avait dissous en 2011 l’Union nationale pour des raisons purement politiques. Dès lors, « présenter Brice Clotaire Oligui Nguema comme une brute sans manière » relève, selon lui, du « théâtre d’un ridicule consommé ».

Dressant un parallèle saisissant entre les principes qu’Ali Bongo prônait autrefois — notamment « ne pas régler les problèmes du Gabon à l’étranger » — et ses agissements actuels, Obame Ngomo dénonce une « incohérence notoire » et une « attitude indigne d’un ancien chef d’État ».

Un passé qui rattrape un homme désavoué

Revenant sur les années de gestion controversée du pouvoir par Ali Bongo et son entourage, Télesphore Obame Ngomo pointe du doigt « le désordre et la violence orchestrés par Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin après l’AVC de Ryad », évoquant des « actes honteux » et des « propos inqualifiables » tenus au sommet de l’État. Pour lui, la prise de parole d’Ali Bongo depuis Londres est « un pet de lapin sur toile cirée » et ne saurait engendrer une quelconque résistance politique sérieuse.

« Être fils d’Omar Bongo n’est pas une question de sang mais d’état d’esprit », souligne l’ancien porte-parole, citant en exemple des figures historiques du PDG comme Jacques Adiahénot ou Sophie Ngouamassana, loin du « ramassis d’apprentis sorciers » qui avaient pris le contrôle du parti sous la houlette de Noureddin et ses proches.

Un appel à la défense de la légitimité actuelle

Dans une diatribe aussi politique qu’émotive, Télesphore Obame Ngomo appelle les militants et cadres du PDG à ne pas se laisser instrumentaliser par celui qui, selon lui, a trahi l’héritage de son père. Il accuse les « chanteurs de nuit » et autres « cireurs de pompes » de nourrir la dispersion actuelle du parti et d’offrir à Ali Bongo une tribune qu’il ne mérite plus.

« De grâce, il faut parfois savoir se taire », martèle-t-il, insistant sur la nécessité de respecter la transition en cours et la légitimité populaire dont jouit aujourd’hui Brice Clotaire Oligui Nguema. Une mise au point cinglante qui vient clore un chapitre douloureux pour le PDG, en attendant une clarification juridique et politique sur la gouvernance actuelle du parti. Un message sans ambiguïté : le temps des imposteurs est révolu.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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