Tchad : une taxe de 30% sur les produits cosmétiques contenant de l’hydroquinone
Dans le cadre de la lutte contre le phénomène grandissant de la dépigmentation, le gouvernement tchadien a annoncé la mise en place d’une taxe de 30% sur les produits éclaircissants. L’information, rapportée par EcoMatin le 9 décembre 2025, s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique, tant les dangers liés à l’utilisation de l’hydroquinone sont connus.
On ne le dira jamais assez, les produits éclaircissants contenant de l’hydroquinone ou du mercure sont extrêmement nocifs. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne cesse d’alerter sur les risques associés à l’hydroquinone, notamment la dermatite (irritation cutanée), la décoloration bleu-noir de la peau, voire la cécité dans les cas les plus graves. Consciente de ces menaces sanitaires, N’djamena a intégré dans son projet de loi de Finances 2026 une taxe spécifique visant les produits contenant ce composé chimique.
Le Tchad veut mettre fin à la dépigmentation
Au Tchad, ces produits restent largement accessibles, car vendus illégalement, sans contrôle et à des prix très abordabables. Le marché de la dépigmentation volontaire de la peau génèrerait plus de 70 milliards FCFA, selon Statista, institut statistique allemand. Une enquête menée en 2023 par un média public tchadien révélait par ailleurs que cette pratique, appelée localement « Ambî », touche près de 65% des femmes. L’instauration de cette taxe apparaît ainsi comme un signal fort envoyé par le Tchad à la communauté internationale.
Au Gabon, ce phénomène demeure également préoccupant. À l’heure où N’djamena prend des mesures fermes, il serait peut-être temps que nos propres autorités s’en inspirent. La promotion de la dépigmentation s’intensifie chez nous, amplifiée par les réseaux sociaux où des influenceuses n’hésitent pas à recommander ces produits dangereux. Dans les rues, les dégâts sur la peau sont visibles, brûlures, taches et décolorations, conséquences directes de l’usage prolongé de ces substances toxiques. À travers cette décision courageuse, le Tchad montre la voie. Une démarche salutaire qu’il convient de saluer, tant la santé publique est en jeu.









GMT TV
[youtube-feed feed=2]