Santé mentale : le CHUL sensibilise sur le trouble bipolaire
Le Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) a mis en lumière, le 9 décembre 2025, le trouble bipolaire, un sujet encore trop peu discuté malgré son impact majeur sur la santé mentale. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il s’agit d’un trouble qui affecte l’humeur, l’énergie, le niveau d’activité et les pensées, et qui se manifeste par des épisodes maniaques ou hypomaniaques alternant avec des épisodes dépressifs. À travers cette initiative, le CHUL entend renforcer la compréhension autour de cette pathologie souvent entachée de préjugés.
L’OMS souligne que la couverture du traitement du trouble bipolaire reste faible à l’échelle mondiale. Les cas sont régulièrement mal diagnostiqués, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, tandis que la stigmatisation et la discrimination demeurent courantes. Ces obstacles favorisent l’exclusion sociale et limitent l’accès à l’éducation, à l’emploi et au logement, faisant du trouble bipolaire l’une des principales causes de handicap dans le monde.
Comprendre les symptômes pour mieux agir
Souvent méconnus, les troubles bipolaires touchent pourtant des millions de personnes. Ils se traduisent par des variations extrêmes de l’humeur à savoir, des phases hautes marquées par une énergie excessive, de l’euphorie ou de l’impulsivité, et des phases basses caractérisées par une profonde tristesse, une perte d’intérêt ou une grande fatigue. Ces manifestations ne relèvent ni de caprices ni d’un manque de volonté, mais d’un trouble biologique qui nécessite un accompagnement médical approprié.
Les spécialistes du CHUL rappellent qu’un diagnostic précoce, associé à un traitement adapté, thérapie, stabilisateurs de l’humeur ou soutien social, permet aux personnes atteintes de mener une vie stable et épanouie. Reconnaître les premiers signes, tels que les variations d’humeur intenses, les comportements inhabituels, les troubles du sommeil ou les difficultés à gérer le quotidien, est essentiel pour encourager la prise en charge. Briser le silence autour de ces troubles contribue à réduire la stigmatisation et à promouvoir une société plus bienveillante face aux enjeux de santé mentale.









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