Russie : 200 étudiants gabonais boursiers au bord de l’exclusion
Dans un communiqué publié le 11 février 2026, l’Association des étudiants et stagiaires gabonais en Fédération de Russie (AESGFR) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Les conditions de vie des étudiants gabonais boursiers en Fédération de Russie se dégradent dangereusement. Retards de paiement, absence de règlement des frais de scolarité et précarité matérielle plongent près de 200 compatriotes dans une situation qualifiée « d’extrême gravité ».
Des bourses introuvables, des frais impayés. Selon l’association, aucun versement n’aurait été effectué depuis le début de l’année universitaire. Plus inquiétant encore, « aucun règlement effectif des frais de scolarité n’a été assuré pour les 200 étudiants boursiers gabonais en Fédération de Russie ».
Autrement dit, les étudiants entament la deuxième partie de l’année académique sans garantie financière, ni pour leur subsistance, ni pour leur maintien dans les établissements. Dans un système universitaire où les échéances administratives sont strictes, ce retard expose directement les concernés à des exclusions.
Une précarité sociale qui s’installe
Dans son communiqué, l’AESGFR décrit une réalité alarmante. Certains étudiants survivraient grâce à la solidarité communautaire. D’autres contracteraient des dettes pour éviter une radiation. D’autres encore vivraient dans la crainte d’une exclusion académique ou d’une rupture de visa liée aux difficultés administratives.
L’absence de ressources affecterait les besoins essentiels : alimentation, logement, transport, soins de santé. Une situation qui dépasse le simple retard administratif pour devenir une crise sociale.
Dialogue épuisé, patience terminée
Pendant plusieurs mois, l’association affirme avoir privilégié la voie du dialogue, multipliant les échanges avec les autorités compétentes. Elle dit avoir fait preuve de « responsabilité, de maturité et de sens républicain ».
Mais face à l’absence d’amélioration concrète, le discours évolue. « La situation ne peut plus être différée ni supportée dans le silence. L’heure n’est plus à la patience, mais à la responsabilité immédiate », avertit l’organisation.
Pour l’AESGFR, continuer à se taire reviendrait à cautionner une dégradation qui compromet « gravement l’avenir académique, social et humain » des étudiants concernés.
Une responsabilité nationale
La question dépasse le cadre associatif. Les étudiants concernés représentent un investissement humain stratégique pour le pays. Les laisser dans une telle insécurité financière fragilise non seulement leurs parcours individuels, mais aussi la crédibilité de la politique de formation internationale du Gabon.
À l’heure où les discours officiels mettent en avant la jeunesse et le capital humain comme leviers de transformation, la situation en Russie constitue un test de cohérence.
Les autorités compétentes devront désormais répondre : régularisation urgente ou aggravation d’une crise déjà bien entamée.









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