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Port-Gentil : un souffle de modernité «Derrière la SEEG», mais un chantier au goût d’inachevé

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Récemment, les autorités ont inauguré les travaux de réhabilitation des voiries urbaines à Port-Gentil, avec un accent particulier sur le quartier Derrière la SEEG, dans le deuxième arrondissement. Cette initiative a suscité l’enthousiasme des habitants, ravis de constater une amélioration significative de leur cadre de vie. Cependant, des préoccupations demeurent concernant l’arrêt prématuré des travaux, qui auraient pu se poursuivre pour mieux désenclaver la zone.

Depuis avril 2024, un vent de renouveau souffle sur les voiries urbaines de Port-Gentil. Sous l’impulsion du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), le programme national de réhabilitation des infrastructures a pris corps dans le quartier « Derrière la SEEG ». Longtemps abandonné à l’érosion et aux nids-de-poule, l’axe reliant le Tournant SEEG au carrefour Pouabou arbore désormais un visage conforme aux normes modernes.

La fin du calvaire pour les usagers

Pour les habitants, cette transformation n’est pas qu’esthétique : elle est vitale. Finies les marches interminables dans la boue pour espérer intercepter un taxi au tournant de la SEEG. Aujourd’hui, la fluidité du trafic facilite le quotidien des familles, particulièrement éprouvées lors des grandes pluies tropicales. « C’est une fierté de voir ces engins transformer notre cadre de vie », confie un riverain. Pourtant, derrière la satisfaction, pointe une pointe d’amertume.

Le bitume s’arrête net. Au carrefour Pouabou, l’enthousiasme laisse place à l’incompréhension. Pour ceux qui résident au-delà de cette limite, vers la « Torchère », le contraste est saisissant. Ce sentiment d’un travail interrompu prématurément alimente les discussions. « Nous sommes ravis, mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Prolonger les travaux aurait permis un véritable désenclavement », déplore un habitant du secteur.

Des défis persistants : lumière et salubrité

L’absence de prolongement de la route n’est pas l’unique problématique constatée dans ce quartier. L’éclairage public reste défaillant et, plus inquiétant encore, une décharge improvisée a pris racine aux abords immédiats de la nouvelle voie bitumée. Ce point noir environnemental souligne l’urgence d’une approche globale : une route sans gestion des déchets ni lumière reste une infrastructure vulnérable.

Si le gouvernement a prouvé sa capacité à agir vite et bien, l’étape suivante semble évidente pour les Port-Gentillais : transformer ce coup d’essai en une victoire totale. Le désenclavement complet de la zone n’est plus une option, mais une nécessité pour que la restauration de la dignité des gabonais rime, partout, avec l’amélioration durable du quotidien.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

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