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Ogooué-Lolo : la panthère à l’origine de la mort du chef de village de Ndangui abattue 

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Après plusieurs jours de tension et d’émotion, la panthère responsable de la mort de Patrick Pingani, chef du village Ndambi, a été abattue dans la nuit du 22 au 23 mars 2026 à Ndangui, dans la province de l’Ogooué-Lolo. Si la menace immédiate est levée, ce drame relance la question de la cohabitation entre populations et faune sauvage.

Le calme est progressivement revenu à Ndangui, après l’abattage du félin qui avait semé la terreur dans cette localité de l’Ogooué-Lolo. L’animal, identifié comme une panthère, avait mortellement attaqué Patrick Pingani, chef du village Ndambi, quelques jours plus tôt, plongeant toute la communauté dans la consternation.

Selon les témoignages recueillis, la victime, âgée d’une cinquantaine d’années et père de cinq enfants, rentrait seul dans son village après une visite familiale dans une localité voisine. C’est sur ce trajet, à environ un kilomètre de son domicile, qu’il aurait croisé le fauve, qui l’a attaqué mortellement.

Une traque menée par les autorités

Alertées après la découverte des restes de la victime par des membres de sa famille, les autorités administratives et les services compétents ont rapidement engagé une opération de traque. L’objectif : neutraliser l’animal afin d’éviter de nouvelles victimes.

C’est dans la nuit du 22 au 23 mars que la battue a permis d’abattre la panthère. Certaines parties de l’animal, notamment le foie, ont été extraites avec précaution en raison de leur toxicité potentielle, selon des sources locales.

Un drame révélateur d’un déséquilibre

Si l’élimination du félin met fin à une menace immédiate, elle soulève des interrogations plus larges. La zone concernée abrite une importante population de panthères, une espèce pourtant protégée, ce qui complexifie la gestion des conflits homme-faune.

Ce drame met en lumière la vulnérabilité des populations rurales face à la faune sauvage, mais aussi l’absence de dispositifs efficaces de prévention. Entre impératif de protection de la biodiversité et sécurité des habitants, l’équilibre reste fragile.

Quelles réponses durables ?

Au-delà de l’émotion, les regards se tournent désormais vers les autorités. Quelles mesures seront mises en place pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise ? Surveillance accrue, sensibilisation des populations ou dispositifs d’alerte : autant de pistes attendues.

À Ndangui, si la peur s’estompe, la question demeure : comment vivre durablement aux côtés d’une faune aussi dangereuse sans mettre en péril des vies humaines ?

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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