Derniers articlesJUSTICE

Makokou : 16 orpailleurs illégaux congolais et camerounais aux arrêts

Ecouter l'article

Une opération conjointe menée par l’Agence nationale des Parcs nationaux (ANPN) et les forces de sécurité a permis l’arrestation de 16 orpailleurs illégaux, dont quinze ressortissants congolais et un Camerounais, à environ 150 km de Makokou, dans la province de l’Ogooué Ivindo. Cette intervention, fruit d’une collaboration entre différentes entités, souligne l’urgence d’agir contre l’exploitation illégale des ressources forestières.

Les arrestations ont eu lieu dans une zone forestière reculée, révélant l’existence d’un réseau organisé de migration clandestine. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces trafiquants, partis de Moanda dans le Haut-Ogooué, ont parcouru plus de 450 km pour atteindre Makokou, en soudoyant transporteurs et agents de contrôle tout au long de leur périple. Certains d’entre eux exercent leurs activités illégales depuis près de cinq ans, bénéficiant de complicités au sein des communautés locales et de leurs réseaux familiaux.

Des cas d’exploitation sauvage de l’or

Lors de cette opération, les agents ont également saisi 33 grammes d’or, dont la valeur est estimée à plus de 2 millions de FCFA. Cette saisie met en lumière le préjudice économique que représente cette exploitation illégale pour l’État gabonais. L’ANPN a exprimé de vives inquiétudes sur les conséquences environnementales de ces pratiques, soulignant les ravages causés par ce type d’exploitation sauvage.

Il convient de rappeler que la loi minière de 2019 réserve l’exploitation artisanale aux nationaux, rendant ainsi ces activités non seulement illégales, mais également préjudiciables à la souveraineté économique du pays. Les autorités doivent maintenant faire face à des questions préoccupantes concernant la vulnérabilité de leur territoire. La facilité avec laquelle ces individus étrangers parviennent à se déplacer et à s’installer de manière durable dans les forêts gabonaises révèle des lacunes dans le dispositif sécuritaire, en particulier dans le centre et le sud-est du pays.

Cette affaire met en exergue l’importance d’une vigilance accrue et de mesures plus rigoureuses pour interdire ces activités illégales et protéger l’environnement, tout en renforçant la sécurité des frontières. Le gouvernement gabonais est interpellé à agir rapidement pour éradiquer ces réseaux d’orpailleurs, afin de préserver les richesses naturelles et garantir l’intégrité du territoire national.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

[youtube-feed feed=2]
Bouton retour en haut de la page