Libreville : le Conseil municipal du 2ème arrondissement rejette le budget proposé par Obame Etoughe
Ce lundi 8 mars 2026, le Conseil du 2ème arrondissement de Libreville, présidé par le Maire Richard Obiang Ava, s’est réuni en session ordinaire au siège provisoire de la mairie. À l’ordre du jour, l’examen du budget proposé par l’hôtel de ville, qui a suscité de vives discussions parmi les conseillers municipaux.
Les débats ont été particulièrement intenses, mettant en lumière les divergences d’opinion sur le montant attribué par la tutelle. Ce dernier prévoyait une allocation uniforme de 70 millions de francs CFA pour chaque arrondissement, une proposition rapidement contestée par les conseillers présents. Ces derniers ont dénoncé une approche jugée injuste et déconnectée des réalités locales, rappelant que chaque arrondissement possède sa propre démographie, ses besoins spécifiques et ses défis uniques.
Rejet du budget proposé par Pierre Mathieu Obame Etoughe
Après près de trois heures d’échanges passionnés, le groupe de conseillers a pris une décision forte : le budget proposé a été rejeté par une majorité écrasante lors d’un vote à main levée. Les élus ont estimé que l’enveloppe avancée par la mairie est non seulement insuffisante, mais également inadaptée aux ambitions de développement et aux besoins urgents du deuxième arrondissement.
Ce rejet souligne l’engagement des conseillers à défendre les intérêts de leurs administrés et à exiger une gestion budgétaire qui soit équitable, réaliste et transparente. Il réaffirme également le rôle prépondérant des conseillers municipaux dans la dynamique politique et sociale locale, agissant en tant que véritables garants de l’équité et du progrès territorial.
Cette décision envoie un message clair au maire central, Pierre Mathieu Obame Etoughe, qui, dans sa justification pour le montant alloué, avait dit que les maires des arrondissements n’étaient que ses représentants. Un tel retour du Conseil du 2ème arrondissement appelle donc à une réévaluation des priorités budgétaires et à une prise en compte plus approfondie des besoins locaux dans la gestion des finances publiques.










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