JMDC 2026 : le consommateur au cœur de l’action de la DGCCRF !
Comme chaque année, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a commémoré la Journée mondiale des droits des consommateurs. Placée sous le thème national « Consommateurs éclairés, marchés responsables, vers une économie durable», la cérémonie a réuni hauts responsables, agents et associations de consommateurs en présence du secrétaire général adjoint du ministère de l’Économie, qui a présidé les travaux en remplacement du ministre Thierry Minko.
La matinée a débuté par l’hymne national, suivi de la décoration de plusieurs cadres de la DGCCRF. Isabelle Bekale, conseiller spécial du président de la République, a coordonné la remise de l’ordre national de l’Étoile équatoriale et de l’ordre national du mérite gabonais, par le vice-amiral de la grande chancellerie. Vingt agents de la Main d’œuvre non permanente (MONP) ont ensuite reçu, des mains du directeur du Travail et de la Réglementation, Georges Malo Mapangou Malekou, 19 médailles de bronze et une médaille d’argent.
La DGCCRF pour l’édification du consommateur éclairé
Dans son discours de bienvenue, la directrice générale de la DGCCRF, Élise Emmanuelle Ntsame Obame, a retracé les 22 ans d’existence de l’institution, héritière de l’ancienne Direction générale des prix et des enquêtes économiques. Cette dernière a rappelé sa mission constitutionnelle de protection du consommateur, partie la plus vulnérable dans toute transaction. Aussi, face aux défis actuels notamment inflation, vie chère et fraudes, la première responsable de la DGCCRF a plaidé pour un renforcement des moyens techniques . « Donnez-nous les moyens de nos ambitions », a-t-elle lancé.
Un appel au renforcement des capacités opérationnelles qui intègre les priorités 2026 de la DGCCRF. Cette vision emporte l’application stricte de la nouvelle mercuriale, l’extension du laboratoire qualité et la digitalisation des signalements via le numéro vert 80-85. Pour sa part, Christian Richard Abianghe, président de SOS Consommateurs et porte-parole des associations, a insisté sur l’urgence d’adopter la loi de protection des consommateurs, en attente depuis 2022. Il en a profité pour détailler les enjeux économiques, sociaux, juridiques et environnementaux d’une protection renforcée.

Remplaçant de Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, c’est le secrétaire général adjoint dudit ministère qui a ouvert les travaux en soulignant que « le consommateur éclairé est un citoyen responsable ». Roland Mboumba a rappelé les huit droits fondamentaux des Nations unies et appelé entreprises et citoyens à privilégier le local, la transformation sur place et les pratiques écologiquement responsables. Trois panels ont ensuite structuré les débats, modérés, d’une main de maître par le directeur général adjoint Anex Rodrigue Ngouoni.
Vie chère, économie durable et droits bancaires expliqués aux consommateurs
Pendant plus d’une heure, les consommateurs venus de tous les horizons et les agents de la DGCCRF ont été édifiés par des experts ayant animé les 3 panels avec maestria. À ce propos, le premier panel a porté sur « La lutte contre la vie chère : genèse et perspectives » et l’exposé a été fait par l’avocat Jean-Pierre Pedro Dianga Nganzi. Ce dernier a passé au crible les causes explicatives et répondu aux questions des consommateurs sur les outils nécessaires pour sortir de cette situation. Le deuxième portait sur « Missions et rôles de la DGCCRF dans l’économie durable ». En remplacement d’Élise Emmanuelle Ntsame Obame, c’est un ancien cadre qui s’est prêté à l’exercice.
Le troisième, consacré à « La protection des consommateurs des services financiers », a été conduit par Gildas Nzengue Mbomba, président de l’Association gabonaise des usagers des banques (AGUB) avec comme panéliste un conseiller à la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). Une attention particulière a été portée sur ce point par les usagers des banques disséminés dans l’assistance. La cérémonie s’est achevée par une photo de famille et un cocktail dînatoire. Au-delà des discours, cette JMCD 2026 a surtout réaffirmé la détermination des pouvoirs publics et des acteurs de la société civile à faire du consommateur gabonais le véritable acteur d’une économie plus juste, transparente et durable.










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