Grand Libreville : plus de 5 100 familles concernées par une régularisation foncière exceptionnelle
Le gouvernement gabonais a lancé une opération exceptionnelle de régularisation foncière au profit de plus de 5 100 familles installées sur des terrains appartenant à la Société nationale immobilière (SNI). Une initiative d’envergure, limitée dans le temps, destinée à sécuriser durablement l’occupation foncière dans plusieurs zones du Grand Libreville.
C’est une mesure très attendue par de nombreux ménages. Sensible aux doléances des populations vivant depuis plusieurs années sur des terrains relevant de la Société nationale immobilière, l’État gabonais a décidé d’engager une opération spéciale de régularisation foncière. L’initiative, portée au plus haut niveau de l’exécutif, vise à permettre l’accès à un titre foncier légal à plus de 5 100 familles réparties sur cinq sites stratégiques du Grand Libreville.
Une opération pilotée au sommet de l’État
Placée sous les directives du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette opération est conduite par le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi. Le 28 janvier 2026, ce dernier s’est rendu à Malibé et Essassa pour rencontrer directement les familles concernées et leur exposer les objectifs, le calendrier ainsi que les modalités pratiques de la régularisation.
Dans le détail, les parcelles concernées sont réparties comme suit : Akanda (1 000), Nkok (100), Bikélé (500), Essassa (1 500) et Owendo (2 000). L’ensemble de ces terrains relève du patrimoine foncier de la Société Nationale Immobilière.
Quatre mois pour régulariser sa situation
L’opération s’étendra sur une période strictement limitée, du 1er février au 31 mai 2026. Elle concerne exclusivement les parcelles bâties situées sur des titres fonciers de la Société nationale immobilière (SNI). Pour être éligibles, les occupants doivent être de nationalité gabonaise, disposer d’une maison habitée ou en cours de construction, ne faire l’objet d’aucun litige foncier et occuper une parcelle hors zone de servitude publique ou non constructible.
Des frais de cession fortement réduits. À titre exceptionnel, les frais de cession ont été revus à la baisse sur instruction du Chef de l’État. Ils sont fixés à 600 000 FCFA pour les parcelles comprises entre 0 et 2 000 m², et à 1 200 000 FCFA pour celles allant de 2 000 à 4 999 m². Ces conditions préférentielles ne s’appliqueront que durant la période de l’opération. Passé le 31 mai 2026, les tarifs habituels de la SNI seront rétablis.
Des guichets dédiés pour accompagner les bénéficiaires
Les familles concernées sont invitées à effectuer leurs démarches sans tarder auprès des guichets de la SNI, notamment à Malibé (commune d’Akanda), Essassa (commune de Ntoum) et au siège de la SNI à Likouala, à Libreville. À l’issue du processus, les bénéficiaires se verront remettre un titre foncier officiel, garantissant la sécurisation juridique et durable de leur patrimoine.
À travers cette opération, le gouvernement entend apporter une réponse concrète à la problématique de l’occupation foncière informelle, tout en renforçant la stabilité sociale et urbaine dans le Grand Libreville.









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