Gabon : vers la création d’une nurserie de requins à Mayumba
Le Gabon s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans la protection de sa biodiversité marine. À Mayumba, dans le sud du pays, les autorités envisagent la création d’une nurserie de requins, destinée à préserver des espèces menacées tout en renforçant la recherche scientifique et la régénération des ressources halieutiques.
Un sanctuaire pour les requins. Le Gabon mettra prochainement en place un sanctuaire dédié aux requins dans la région de Mayumba. Des recherches menées par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), en collaboration avec la Wildlife Conservation Society (WCS) et des organisations telles que Sea Shepherd, ont révélé que cette zone abrite une concentration significative de juvéniles de requins menacés d’extinction.
Cet espace protégé est consacré à la régénération et à la recherche sur deux espèces de requins, à savoir le requin-marteau halicorne et le requin bordé. Ces efforts visent à renforcer l’engagement de l’État en matière de préservation de la biodiversité marine, selon C.N., ingénieur des pêches et spécialiste de la gestion des stocks halieutiques.
Importance écologique de Mayumba
Les espèces en question, notamment le requin-marteau halicorne, ont été signalées en forte présence dans cette zone géographique. Les recherches indiquent que ces requins y reproduisent et grandissent avant de migrer vers d’autres eaux, un cycle migratoire que les scientifiques souhaitent mieux comprendre, ajoute un agent de l’ANPN.
De plus, Mayumba est réputée mondialement comme un site crucial pour la ponte des tortues luths, renforçant ainsi l’importance de cette région pour la conservation des espèces marines.
Objectifs de recherche scientifique
Ce projet ne se limite pas à la préservation des requins menacés. P.M., chercheur associé à plusieurs programmes dans le secteur de la pêche en Afrique et aux États-Unis pour le compte de l’Union européenne et des Nations unies, indique qu’un volet de recherche scientifique sera également mis en place. Cela inclura le marquage des individus afin de mieux comprendre leurs migrations et leurs comportements.
Le Gabon, qui compte neuf parcs marins représentant 24 % de son espace maritime, s’engage à réhabiliter durablement ses ressources marines. Ces initiatives visent à améliorer la durabilité de ses ressources halieutiques et à garantir la sécurité alimentaire des populations locales. L’interdiction formelle de toute activité de pêche dans la zone protégée est une mesure clé pour favoriser la régénération de ces précieux prédateurs marins.









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