Gabon : une vingtaine d’élèves du LTNOB en garde à vue après une attaque au cocktail Molotov
Une vidéo choc, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre un élève lançant un cocktail Molotov dans une salle de classe du Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB), suscitant une indignation croissante au sein de l’opinion publique. Des attaques d’une gravité intolérable qui après enquête des services de sécurité ont conduit à l’interpellation et le placement en garde à vue d’une vingtaine d’élèves de cet établissement.
Selon des déclarations faites à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) par le directeur de la Zone Académique Estuaire (DZAE), Crépin Ebe Mba, les faits se sont produits le jeudi 12 mars, aux alentours de 13 heures. Un élève masqué aurait lancé l’engin incendiaire en direction des salles de classe, provoquant une vague de panique parmi les élèves.
Face à cette situation alarmante, l’administration de l’établissement a tenté de gérer la situation sur le temps. Cependant, le lendemain, les tensions ont pris de l’ampleur, poussant le proviseur à demander l’intervention urgente des Forces de Police d’Intervention (FOPI).
21 élèves du Lycée technique Omar Bongo placés en garde à vue
Les enquêtes menées par les autorités compétentes ont rapidement abouti à l’arrestation de 24 élèves. Selon le dirigeant de l’établissement, 21 d’entre eux sont actuellement en garde à vue à la police judiciaire pour les besoins de l’enquête. « Les vendeurs de stupéfiants voient cette institution scolaire comme un marché potentiel, car la forte concentration d’élèves représente une opportunité pour l’écoulement de drogues », indique-t-il, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue.
Le Lycée Technique National Omar Bongo accueille environ 3 300 élèves, tandis que le Lycée Technique National de Libreville compte près de 1 200 apprenants, sans oublier l’Institut de Technologie d’Owendo (ITO) qui en reçoit près de 1 100. Cela représente plus de 5 000 élèves au total, une forte concentration qui attire certaines organisations criminelles cherchant à exploiter la vulnérabilité des jeunes.
Parallèlement aux démarches judiciaires en cours, l’administration scolaire envisage des conseils de discipline pour les élèves impliqués. Ces mesures pourraient aboutir à des sanctions allant de l’exclusion temporaire à l’exclusion définitive, faisant peser une ombre sur l’avenir académique de ces jeunes.
Cette situation met en lumière le besoin urgent de repenser la sécurité dans les écoles gabonaises afin de protéger les élèves et de garantir un cadre d’apprentissage sain et sécurisé. Des mesures doivent être prises pour prévenir d’éventuels incidents futurs et protéger l’intégrité des établissements scolaires.










GMT TV