Gabon : seulement 24,4% d’enfants atteint du VIH ont accès aux antirétroviraux
Au Gabon la prise en charge du VIH pédiatrique à ce jour constitue un véritable problème de santé publique. Pour preuve, le Fond des Nations Unis pour la protection de l’enfance (UNICEF) dans un article publié en 2016 révèle que dans le cadre de la prise en charge du VIH/Sida, le taux d’enfants séropositifs ayant accès au traitement antirétroviral est de 24,4%. Un chiffre alarmant qui démontre que ces derniers ne bénéficient pas d’un réel accompagnement.
Bien que le Gabon est résolument engagé dans la lutte contre le VIH/ Sida, au regard des nombreuses actions menées à savoir les campagnes de dépistage, de sensibilisation, la distribution des examens de CD4 et de la charge virale, une réalité persiste, notamment le haut taux de transmission de la mère à l’enfant qui est de 11% au lieu de 5% comme l’avait souligné la directrice du Programme national de lutte contre les infections sexuellement transmissible (PNLIST) , le Dr Raïssa Okouyi Ndong. Une situation qui favorise l’apparition de nouvelles infections rendant difficile la prise en charge chez les enfants de moins de 15 ans.
Le VIH pédiatrique un véritable fléau
Ainsi, l’UNICEF rappelle que le taux de prévalence au VIH chez les adolescents étant élevé, seulement 24,4% ont accès au traitement. Une situation qui nécessite le renforcement du programme de prévention de la transmission mère-enfant. De plus, il est primordial de sensibiliser les femmes enceintes à procéder aux dépistage volontaires mais également les encourager à fréquenter les centres de santé afin de bénéficier d’un bon suivi en cas d’infection.
D’ailleurs, les données présentées, lors atelier de restitution sur la supervision formative des prestataires de santé prenant en charge le couple mère-enfant dans le département sanitaire Libreville/ Owendo en octobre 2025, révèlent que, sur 36 000 femmes enceintes reçues en consultations prénatales en 2024, seulement 20 318 ont été dépistées, 1 465 ont été testées positives, et 1 209 mises sous traitement antirétroviral. Ces chiffres démontrent qu’il y a encore beaucoup d’efforts à fournir pour en venir à bout.
Cela passe par l’amélioration de la prise en charge pédiatrique nécessite qu’un important dispositif soit mis en place car dans bien des cas, ces enfants atteints du VIH sont des orphelins et donc des personnes vulnérables qui ne bénéficient pas du soutien familial. Il serait également judicieux d’adapter des Centres de traitement ambulatoires (CTA) pour enfants où ces derniers seraient suivis par un personnel soignant adapté.









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