Gabon : recrudescence des accidents mortels, le silence du ministre des Transports
L’incivisme au volant est une véritable épine dans le secteur des Transports notamment dans la section Sécurité routière. Et pour cause, la liste des accidents mortels mettant en relief des poids lourds ne cesse de s’alourdir, le cas le plus récent est l’accident survenu non loin de l’échangeur de Nzeng Ayong le 20 janvier 2026 qui a coûté la vie au journalisme d’investigation Brice Ndong. Face à cette situation une énième fois, le mutisme du ministre d’Etat, ministre des Transports Ulrich Manfoumbi Manfoumbi interpelle et pousse à se demander à quand l’action et la rigueur ?
Ulrich Manfoumbi Manfoumbi souhaite t-il véritablement s’attaquer à la sécurité routière ? C’est la question qu’on est en droit de se poser, au regard des dégâts enregistrés sur la route mais qui à ce jour ne sont toujours pas sanctionnés. L’on se souvient en mai 2025 de l’accident qui a coûté la vie au chauffeur particulier du président-directeur général de BGFIBank, violemment percuté l’arrière d’un grumier en panne, stationné depuis la veille en face de la brigade de gendarmerie de Melen, au PK 9. Un drame qui a suscité la colère de l’opinion publique et qui a fustigé le silence du membre du gouvernement.
Entre silence et indifférence ?
Si ce dernier était finalement sorti de son silence, aucune décision forte n’a été prise pour que les comportements inciviques prennent fin. La preuve 7 mois plus tard, voici qu’un poid lourd a encore endeuillé une famille gabonaise comme à toujours là aussi aucune réaction. Un fait divers de plus qui s’ajoute dans l’histoire, et l’inaction légendaire des autorités qui s’ensuit. Où sont les dispositifs censés assurer la sécurité sur les routes gabonaises ? Les agents des forces de polices nationale qui ont pour rôle d’assurer la sécurité des personnes et des biens figurent également sur la liste des abonnés absents.
Les gabonais meurent chaque jour sur les routes pour plusieurs raisons et cela ne semble pas inquiéter la tutelle. Pourtant l’ancien ministre des Travaux publics de la Transition Flavien Nziengui Nzoundou avait déjà pointé du doigt les dégâts que les poids lourds et les grumiers qui roulent en file indienne causent sur nos routes et ce en raison du non respect du tonnage fixé par les autorités compétentes qui est de 13 tonnes. Un autre aspect plus grave encore, c’est que les poids lourds sont très souvent abandonnés sur la route pendant une longue période. Autant de raisons pour que Ulrich Manfoumbi Manfoumbi sorte de son silence, pour l’heure, le bilan sur la route ne cesse de s’alourdir.









GMT TV
[youtube-feed feed=2]