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Gabon : les magistrats exigent des « excuses publiques » et des sanctions contre Foumboula !

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À la faveur d’une déclaration de presse faite ce mercredi 11 mars 2026, le bureau du Syndicat national des magistrats (Synamag), a, par la voix de son président Landry Abaga Essono, condamné la sortie de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso. Les magistrats dénoncent un écart de conduite éhonté et exigent des excuses publiques du CESEC sans quoi, des poursuites pourraient être engagées pour laver ce qu’ils assimilent à un affront.

Le climat institutionnel s’est brutalement crispé ce mercredi 11 mars 2026 à Libreville au Gabon. Et pour cause, Landry Abaga Essono, Président du Syndicat National des Magistrats (Synamag) a fustigé les déclarations de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, vice-président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC). Une faute qui aurait été commise lors d’un colloque sur les crimes rituels.

Les magistrats attachés à l’honorabilité de leur statut !

Dans sa prise de parole, le Président du Synamag a souligné qu’en qualifiant certains membres du corps judiciaire de « malades mentaux », le haut responsable se serait rendu coupable d’une dérive sémantique aux conséquences juridiques lourdes. Le syndicat des magistrats y voit un « incivisme caractérisé » et une violation flagrante des principes de courtoisie républicaine. Selon eux, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso aurait choisi un un lexique pathologisant pour les discréditer.

À ce propos, Landry Abaga Essono a rappelé que « l’injure envers ceux qui rendent la justice est pénalement répréhensible ». Un avertissement à peine voilé sur le fait qu’en proférant ces propos  Geoffroy Foumboula Libeka Makosso s’expose, selon le syndicat, à des griefs d’outrage à magistrat et de diffamation. Le Synamag souligne que si la critique des décisions juridictionnelles constitue un corollaire de la liberté d’expression, l’attaque ad personam et l’opprobre jeté sur l’institution sont inadmissibles. 

Le préjudice moral invoqué ici touche au « crédit de l’institution judiciaire », pilier de l’État de droit. Face à ce qu’il qualifie d’« attitude irresponsable », le bureau du syndicat a exigé des excuses publiques de la part du CESEC. À cela devrait s’ajouter une suite disciplinaire à l’encontre de l’intéressé pour cette « inconduite notoire ». À défaut d’une prompte réaction et d’une réparation, le Synamag se réserve le droit d’activer toutes les voies de droit et d’engager des poursuites judiciaires pour « réparer le tort causé à l’honorabilité » de la profession. Joint par nos soins, le mis en cause a avisé qu’il s’exprimerait avoir eu pris connaissance de la dénonciation des magistrats.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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