Gabon : le système bancaire enregistre une performance de 10,7% au 2e trimestre 2025
Au deuxième trimestre 2025, le système bancaire gabonais, composé de huit établissements en activité, a affiché une performance notable, selon la Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale. Le total du bilan bancaire a progressé de 10,7 % par rapport au trimestre précédent, porté principalement par la consolidation des dépôts de la clientèle, en hausse de 9,5 %. Cette dynamique traduit un renforcement global de l’activité bancaire dans un contexte économique marqué par des ajustements budgétaires et financiers de l’État.
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Dans le même temps, les crédits bruts distribués ont augmenté de 7,2 %, confirmant un raffermissement de l’offre de financement. Toutefois, cette évolution positive est nuancée par une dégradation de la qualité du portefeuille de crédits. Les créances en souffrance ont représenté 11,7 % des crédits bruts, en hausse de 15,7 % sur le trimestre et de 36,5 % en glissement annuel. Malgré ces tensions, la couverture des crédits par les dépôts s’est améliorée, atteignant 160,8 % contre 157,5 % trois mois plus tôt, traduisant un excédent accru de ressources dégagées par les banques.
Des ressources en hausse, des crédits en recomposition
Les ressources collectées auprès de la clientèle ont progressé de 4,1 % sur le trimestre, soutenues par une hausse de 10,8 % des dépôts à vue et de 9,2 % des dépôts à terme. Sur un an, la collecte affiche une croissance de 7,6 %, malgré un recul de 6,2 % des autres comptes et dettes rattachées. Les dépôts du secteur privé, qui représentent 74,7 % du total, ont augmenté de 8,1 % sur le trimestre, bénéficiant notamment du règlement partiel de la dette intérieure de l’État.
À l’inverse, les dépôts publics ont chuté de 31,2 % en raison de la mise en œuvre du compte unique du Trésor, tandis que ceux des entreprises publiques ont bondi de 124,8 %, du fait de reclassements comptables. Les dépôts des non-résidents, représentant 7,7 % du total, ont progressé de 23,1 %, confirmant l’attractivité de l’économie gabonaise. Côté crédits, ceux accordés au secteur privé ont reculé de 3,2 %, sous l’effet de l’augmentation marquée des financements à l’État (+74,7 %) et aux entreprises publiques (+993,9 %), tandis que les crédits aux non-résidents et le crédit-bail ont légèrement fléchi.









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