Gabon : le gouvernement sollicite officiellement l’appui du FMI
Le Gabon a officiellement formulé une demande de programme auprès du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé un porte-parole de l’institution le mercredi 11 mars 2026 à l’agence Reuters . Cette démarche pourrait jouer un rôle déterminant dans la stabilisation des finances du pays tout en renforçant la transparence financière.
Cette initiative fait suite à une visite de 10 jours effectuée par une équipe du FMI au Gabon, une première depuis que le gouvernement a exprimé son souhait d’obtenir un prêt de l’institution financière après avoir envisagé pendant plus d’un an de lever des fonds sur le marché.
Les investisseurs et les agences de notation jugent qu’un programme avec le FMI est essentiel pour restaurer la confiance, mais des préoccupations persistent quant à la transparence de la dette et à la détermination du gouvernement à mettre en œuvre des réformes difficiles.
Au cours de sa mission, le porte-parole du FMI a indiqué que des discussions avaient eu lieu concernant les priorités politiques et les plans de réforme du gouvernement. Il a souligné que « les discussions ont mis en évidence les avantages potentiels des réformes en cours », tout en insistant sur la nécessité de maintenir des politiques fiscales et financières prudentes pour garantir la stabilité macroéconomique non seulement au Gabon, mais aussi dans la région.
« Au cours de la mission, les autorités ont exprimé leur volonté de formaliser un accord avec le FMI. Les échanges avec les autorités se poursuivront dans les semaines à venir, notamment lors des prochaines réunions de printemps du FMI, » a-t-il ajouté.
Stabiliser les finances publiques avec l’appui du FMI
Les efforts entrepris par le Gabon pour obtenir un prêt du FMI sont perçus comme une condition préalable pour libérer des fonds de la part des investisseurs et d’autres sources de financement international. Une telle aide pourrait se révéler cruciale pour stabiliser les finances de la deuxième plus grande économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Avant l’arrivée de la mission du FMI, le ministère des Finances avait affirmé que se tourner vers le Fonds s’inscrivait dans une volonté de renforcer la transparence, la rigueur budgétaire et la viabilité des finances publiques, des domaines essentiels pour restaurer la confiance des bailleurs de fonds.










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