Gabon : l’AGUB appelle à la baisse du coût du crédit bancaire !
L’Association Gabonaise des Usagers des Banques (AGUB), a lancé, le lundi 26 Janvier 2026, un cri d’alarme sur le caractère lourd du coût excessif des crédits bancaires au Gabon. Selon son président, Gildas Ndzengue Mbomba, cette situation devenue invraisemblable freine l’accès au financement pour les ménages et les petites et moyennes entreprises (PME). La plateforme estime que ces taux, parmi les plus élevés de la CEMAC, constituent un obstacle majeur à la croissance économique.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 27 janvier 2026, l’Association gabonaise des usagers des banques rappelle que le Taux effectif global (TEG), qui englobe le taux d’intérêt nominal ainsi que tous les frais annexes dont les frais de dossier, les commissions, les assurances, les garanties, la TVA et les contributions sociales sur les intérêts, est un risque. Selon l’AGUB, ce coût réel du crédit pénalise lourdement les emprunteurs, rendant les remboursements difficiles et fragilisant leur situation financière.
Pas de croissance économique effective avec un taux asphyxiant !
« Ce niveau élevé limite la capacité des usagers à honorer leurs engagements et fragilise durablement leur situation économique », a indiqué le Président de l’AGUB. Il va sans dire que les PME, considérées comme le moteur de l’emploi et de la croissance, sont particulièrement touchées. Puisqu’aux dires de ces experts, les taux actuels compromettent la rentabilité de nombreux projets d’investissement, réduisent l’accès au crédit productif et freinent la création de richesses.
L’AGUB a relevé également un écart significatif entre les taux d’intérêt affichés et le coût final supporté par l’emprunteur. Ce qui nuirait à la transparence et à la lisibilité des offres bancaires. Mais à y voir de près, au-delà des conséquences immédiates sur les particuliers et les entreprises, ces taux élevés ont un impact macroéconomique négatif. Ils entraînent une baisse de la demande de crédit, tant pour la consommation que pour l’investissement, ralentissant ainsi l’activité économique globale.
Une action prompte pour stopper l’hémorragie !
Dans son communiqué, l’AGUB pointe deux dysfonctionnements structurels majeurs à savoir la non-application effective de taux d’usure, qui permettraient de plafonner les intérêts et de protéger les consommateurs. Mais également l’état du marché bancaire au Gabon qui est peu concurrentiel. Pour ces derniers, le manque de nouveaux acteurs maintient les taux à des niveaux élevés, au détriment des usagers. Face à ce constat, l’association appelle à une action concertée notamment la révision à la baisse des taux d’intérêt.
Il est également suggéré la fixation par le Comité Ministériel de l’UMAC de taux d’usure protecteurs, la réduction des frais annexes entrant dans le calcul du TEG, le renforcement de la transparence dans la présentation des conditions de crédit, l’augmentation de la quotité cessible par tranche de salaire pour accroître la capacité d’emprunt des ménages, et la mise en place de mécanismes de partage du risque entre banques et emprunteurs. « Un crédit bancaire plus accessible, plus équitable et mieux encadré constitue un levier essentiel pour le développement économique et social du Gabon », a conclu Gildas Ndzengue Mbomba.









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