Gabon : Jardelle Oniane déplore l’absence de véritable industrie cinématographique
L’industrie cinématographique gabonaise est une fois de plus et pas de trop sur la table des débats. Cette fois c’est Jardelle Oniane, diplômée des arts, actrice et créatrice de contenus, qui a, dans une publication sur son compte facebook, déploré le manque d’opportunités pour les acteurs au niveau national. Une situation qui interpelle une fois de plus les autorités sur l’urgence de soutenir ce secteur porteur d’avenir et d’emploi.
Alors que les débats sont tournés très souvent sur les artistes chanteurs, ceux du septième peinent à se faire une place dans le milieu et vivre de leur travail au Gabon. « En tant qu’actrice,je pense que la chose la plus difficile est d’être loin de la caméra. Malheureusement certains environnements ne favorisent pas notre croissance.» peut-on lire dans sa publication du 10 mars 2026. Une vérité qui n’est pas anodine mais qui révèle la fragilité de ce milieu.
Quand la négligence empêche l’éclosion de talents …
Pour la jeune actrice, il faut faire des pieds et des mains pour s’en sortir. «Il faut se faire violence pour d’abord se démarquer et ensuite explorer d’autres horizons. », ajoute-t-elle. On le sait d’ailleurs bien, le cinéma est un milieu très sélectif. Nombreux sont ceux qui font des castings pour n’avoir qu’un rôle de figurant, parfois, sans même avoir de répliques. Pourtant, leur volonté et leur détermination à participer au rayonnement du cinéma gabonais semble être en perpendiculaire avec la réalité.
Ayant joué dans le film «Vacances à Plein-ciel», de Van Mabadi et dans la série «Parents mode d’emploi», Jardelle Oniane voue une passion pour cet art qu’elle aimerait pratiquer constamment. «Aujourd’hui comme plusieurs autres, je porte un rêve, celui de performer à nouveau. », confie Jardelle Oniane. Mais comment le faire alors que l’industrie cinématographique est reléguée au second voire troisième plan. Si on les accueille avec bravoure et fierté lorsqu’ils portent le drapeau sur de grandes scènes, pourquoi ne pas leur donner un cadre riche et prêt pour s’épanouir.
Le plaidoyer de Jardelle Oniane, n’est qu’une couche de plus sur un mal déjà décrié par les anciennes générations d’acteurs du cinéma. Qu’ils soient acteurs, producteurs, scénaristes, et bien d’autres, les maux sont les mêmes. Il faudrait que les autorités, en tête desquelles le ministère de la culture porté par Paul Kessany, puissent trouver, en conciliation avec les acteurs de ce secteur, les voies et moyens pour que le cinéma ne soit plus un idéal impossible à atteindre.










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