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Gabon : Hervé Omva tire la sonnette d’alarme d’une dépendance alimentaire

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Au Gabon, la question de la dépendance alimentaire refait surface, soulevant de vives préoccupations sur l’origine et la qualité des produits consommés par les populations. Pour Hervé Omva, coordonnateur de l’ONG IDRCAfrica et fervent défenseur de l’autosuffisance alimentaire, le constat est sans appel : le pays dépend trop des importations, au point de « manger dans les poubelles du monde ». 

Cette déclaration choc fait écho aux récents contrôles menés par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), qui ont mis en lumière des scandales sanitaires impliquant des magasins ne respectant pas les normes en vigueur. Produits avariés, absence de traçabilité, conditions de conservation douteuses… Autant d’éléments qui illustrent les failles du système alimentaire gabonais.

Un problème structurel ignoré ?

Si le débat sur l’alimentation est souvent réduit à une question de pouvoir d’achat, Hervé Omva insiste sur une réalité plus profonde : la dépendance alimentaire du Gabon n’est pas qu’une contrainte économique, mais un choix politique. « Nous sommes ce que nous mangeons”, disait le philosophe Ludwig Feuerbach. Comment construire une nation forte avec une alimentation importée et parfois de qualité douteuse ? », interroge-t-il.

Loin d’être une simple question de consommation, la dépendance alimentaire influence la santé publique, l’énergie des travailleurs et même le développement intellectuel de la jeunesse. Omva rappelle que les nutriments contenus dans les aliments influencent directement le microbiome intestinal, les neurotransmetteurs du cerveau et le niveau d’énergie.

Vers un changement de paradigme ?

Face à cette urgence, la nécessité d’un retour à l’agriculture locale s’impose. Pourtant, malgré des terres arables et un climat favorable, le pays reste largement tourné vers l’importation.

Si le gouvernement affiche des ambitions de souveraineté alimentaire, le manque d’investissements concrets dans l’agriculture et la production locale laisse sceptique. En attendant, les Gabonais continuent de dépendre d’un marché extérieur parfois peu regardant sur la qualité des produits vendus. Jusqu’à quand ?

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