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Gabon : le Sénat fait peau neuve avec une réforme en profondeur de son règlement

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Le jeudi 23 avril 2026, à Libreville, la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume Awori Onanga, a dirigé les travaux consacrés à l’adoption de la résolution portant règlement intérieur de la chambre haute du Parlement. Une séance plénière qui marque un tournant majeur pour l’institution. 

En effet, la réforme adoptée se traduit par un élargissement significatif des commissions générales permanentes ainsi que du nombre de membres composant le bureau du Sénat.

Une restructuration ambitieuse des commissions

Afin de répondre aux nouveaux défis de la nation, le nombre de commissions passe désormais de six à huit. Cette nouvelle architecture permet de traiter des thématiques émergentes et stratégiques avec une précision accrue. Parmi les évolutions notables, on relève la création de commissions dédiées à l’intelligence artificielle, à l’économie verte et au climat, ainsi qu’aux collectivités locales.

Le nouveau découpage s’établit comme suit : Lois et affaires administratives ; Finances et budget ; Collectivités locales et décentralisation ; Affaires étrangères et défense ; Affaires économiques ; Environnement, biodiversité et climat ; Santé, éducation et affaires sociales et Aménagement du territoire, infrastructures, TIC et intelligence artificielle.

Un instrument juridique modernisé

A noter que le texte a été adopté à la quasi-totalité des sénateurs. Pour la présidence de l’institution, il ne s’agit pas d’une simple réorganisation technique, mais d’une « réforme de fond visant à doter le Sénat d’un instrument juridique moderne, didactique et adapté aux nouvelles exigences institutionnelles ».

En amont de cette plénière, le Bureau et la Conférence des présidents se sont réunis pour fixer l’agenda législatif. Outre les communications de la présidente, les sénateurs ont pris connaissance d’une vingtaine de projets de loi transmis par le gouvernement, témoignant d’une rentrée parlementaire particulièrement active sous le signe de la transition et de l’innovation.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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Un commentaire

  1. Des réformes, encore des réformes, mais sur quelles réformes ?
    Excepté le manque de cohérence terminologique et structurelle, cette hyperbole aux antipodes du réel marquerait une tension argumentative si bien qu’on voudrait présenter une réforme structurelle profonde alors que les éléments décrits relèvent surtout de l’organisation interne au sein du Sénat.
    Une fumée redondante bellissime pour pour séparer en incluant, en plus de compotes modélisés de phénomènes scientifiques, ce manque de rigueur conceptuel qui laisserait encore penser à une recrudescence cognitive exemplaire !
    Ainsi, isoler un domaine alors qu’inclus dans un tout marquerait l’effet de modernité aux sélections opportunistes plutôt que structurées…
    Il est vrai que la mode impacterait souvent des choix mais il serait encore plus juste de mieux structurer leurs fils conducteurs…
    En somme, la structuration des commissions semblerait marquée par une logique de visibilité politique plutôt que par une cohérence conceptuelle rigoureuse, ce qui entraîne des redondances et chevauchements dans les intitulés. La séance étant  » plénière  », il urge en conséquence de produire des textes solides, bien structurés et rigoureusement pensés au risque de laisser croire qu’une décision prise au niveau le plus élevé n’aurait pas le niveau de rigueur attendu. Et si des incohérences subsistent en plénière, cela pourrait suggérer que soit un travail préparatoire serait survolé (et donc insuffisant), soit une adoption serait rapide, voir politique sans examen approfondi. Autrement dit, le fait que ces incohérences subsistent dans un texte adopté en séance plénière est révélateur d’un déficit de rigueur dans le processus d’élaboration, en amont comme au moment de la validation.

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