Gabon : Augustin Emane annonce un numéro vert pour dénoncer les corrompus
Lors de son passage sur le plateau de l’émission « Le Gouvernement s’exprime » sur Gabon24, le Ministre de la Justice, Augustin Emane, a annoncé la mise en place d’un numéro vert dédié à la dénonciation des actes de corruption d’ici 100 jours. Le but étant de créer une passerelle directe entre le citoyen et l’appareil judiciaire, le Garde des Sceaux entend transformer chaque Gabonais en acteur de la transparence.
L’intérêt premier de ce numéro vert réside dans la levée des barrières psychologiques et logistiques. Si trop souvent, la corruption prospère dans l’ombre par crainte de représailles ou par simple méconnaissance des procédures de signalement, avec cette mesure, l’État envoie un signal aux adeptes. Il faut donc y lire une volonté de lutter efficacement contre l’impunité. Ce numéro vert sera un outil de veille citoyenne indispensable pour assainir l’administration.
Augustin Emane en guerre contre la corruption !
Si par cette décision forte, le ministre de la justice ouvre le feu sur les adeptes de cette pratique qui freine le développement du pays, il reste qu’au-delà du signalement, action concrète de l’État est à la ramasse. Disons-le nous, l’efficacité de cette mesure ne se jouera pas uniquement sur la réception des appels, mais sur la fermeté de la réponse judiciaire. Pour que ce numéro vert ne devienne pas une simple « boîte à doléances » stérile, l’État doit impérativement transformer ces dénonciations.
De ce premier pas devront surgir des enquêtes rigoureuses et des poursuites judiciaires effectives. Implémenter une telle démarche va concourir à dissuader les corrompus à s’y adonner davantage. Ainsi donc, seule la certitude d’une sanction exemplaire peut décourager les agents publics et privés de succomber aux pratiques illicites. Mais au-delà, l’État Gabonais restaure son autorité et sécurise les recettes publiques, essentielles au développement national. La mise en œuvre est attendue !










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