Franceville : la mairie suspend le prélèvement de la taxe de stationnement aux transporteurs
Dans un contexte économique marqué par des préoccupations croissantes concernant le pouvoir d’achat, la mairie de Franceville a pris une décision significative en faveur du secteur des transports. Par un avis officiel, Fernand Paulin Joumas dit Salamba, maire de la commune et président du Conseil municipal, a annoncé la suspension immédiate du prélèvement des taxes de stationnement.
Cette trêve fiscale, entrée en vigueur ce mardi 27 janvier 2026, s’étendra jusqu’au 14 février prochain, témoignant ainsi de la volonté municipale d’alléger les charges d’exploitation des opérateurs locaux. Accueillie avec enthousiasme dans les gares routières de la capitale altogovéenne, cette décision ne se limite pas à une simple exonération temporaire. Elle s’inscrit dans une stratégie de dialogue social visant à apaiser les tensions avec les syndicats de transporteurs terrestres.
Les zones de stationnement exemptées de taxes
En levant la pression fiscale sur les zones de stationnement, l’édile de Franceville souhaite redonner de la marge de manœuvre aux chauffeurs de taxis et de bus. Parallèlement, il s’attend à ce que ce gain de rentabilité profite indirectement aux usagers, en stabilisant les prix des courses urbaines. Pour les observateurs de la vie locale, cette mesure illustre une doctrine de proximité dans laquelle la municipalité se positionne comme régulateur bienveillant de l’économie informelle et semi-formelle.
Le maire Fernand Paulin Joumas dit Salamba a précisé que « plus aucune taxe ne doit être prélevée dans lesdites zones » durant cette période, imposant ainsi une discipline stricte à ses services techniques. Cette pause fiscale s’apparente également à un test grandeur nature pour évaluer l’impact d’un allègement des prélèvements sur la fluidité du trafic et l’organisation des pôles de transport de la commune.
Au-delà de l’effet d’annonce, cette initiative souligne le rôle croissant des collectivités locales dans l’amortissement des chocs économiques au Gabon. En transformant l’Hôtel de ville en un levier de soutien direct aux acteurs de terrain, Franceville envoie un message fort aux autres municipalités du pays. Reste à savoir si cette période de gratuité fiscale sera le prélude à une réforme plus profonde de la fiscalité locale, ou si elle restera une mesure conjoncturelle, marquant ainsi le début de l’année 2026 sous le signe de la solidarité.









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