Attaque au Vénézuela : l’AES condamne une « ingérence inacceptable »

Ce jeudi 8 janvier 2026, l’Alliance des États du Sahel (AES) a évoqué l’attaque des États-Unis à l’encontre du président vénézuélien, Nicolas Maduro. Un « acte d’agression », a souligné le président en exercice de l’organisation, Ibrahim Traoré, adoptant ainsi une posture en prolongement du droit international.
Par le biais d’un communiqué officiel, le président du Burkina Faso et accessoirement de l’AES qualifie cet enlèvement d’illégal et exhorte le conseil de sécurité de l’ONU à condamner cette « ingérence inacceptable ». Cette déclaration intervient au lendemain de celle faite par la communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Condamnations unanimes des africains
Alors que l’échiquier géopolitique vacille en occident, de nombreux pays africains restent fermes et accrochés aux lois internationales. C’est le cas du Ghana qui présente cette action comme une « ambition coloniale » ainsi que le Tchad qui a rappelé son « ferme attachement au respect du droit international ». Même discours pour l’Afrique du Sud et l’Union africaine qui ont exprimé leur « grave préoccupation » en demandant une réunion d’urgence du conseil de sécurité.
Ce communiqué de l’AES survient alors que Donald Trump a annoncé, ce mardi 7 janvier 2026, le transfert de 30 à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien, en partance pour les USA. Ce contexte de gestion provisoire du Venezuela par les États-Unis est proscrit par la nouvelle présidente par intérim, Delcy Rodríguez, qui rappelle que « Le gouvernement du Vénézuéla dirige notre pays, personne d’autre. Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela ».
L’assaut du 3 janvier à Caracas, orchestré par l’armée américaine, dont le bilan vénézuélien s’étend à 55 morts, constitue un test pour l’ordre international fondé sur des règles. L’AES, qui se dit anti-impérialiste, s’inscrit dans une logique de souveraineté des peuples.









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