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Formation professionnelle : Oligui Nguema interpellé sur l’état de déliquescence de l’ANFEP 

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La formation professionnelle, pilier essentiel de l’essor économique d’une nation, traverse une crise structurelle préoccupante. Dans une lettre ouverte rendu public récemment, Prince Prosper Engonga, Président-Fondateur du Syndicat de la Formation Professionnelle (SYFOP), interpelle le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur l’état alarmant de l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels (ANFEP) et propose des réformes pour redresser ce secteur vital.

Si entre 1973 et 1996, l’ANFEP a connu de belles performances, grâce à une gestion proactive de la taxe d’apprentissage, une rupture en 1997 a engendré une dégringolade du système jusqu’à la situation de léthargie dans laquelle elle est plongée. Selon Prince Prosper Engonga, cette crise s’inscrit dans une problématique plus large, divisée en deux axes majeurs : un cadre institutionnel obsolète et une gouvernance opaque.

Un cadre institutionnel frappé d’obsolescence et une gouvernance opaque

Pour le leader syndical, l’inadaptation des lois et des régulations freine les réformes nécessaires. Plusieurs conséquences préoccupantes en découlent notamment l’absence de collaboration entre la formation professionnelle et le secteur économique créant un fossé entre l’éducation dispensée et les besoins du marché de l’emploi; l’absence de résultat concret des Assises de la Formation Professionnelle de 2024 mais aussi « les chevauchements de responsabilités entre les entités administratives qui rendent le processus décisionnel confus et limitent toute action significative ».

Malgré le rétablissement de la taxe de formation professionnelle, son application souffre d’un manque de transparence. « Les ressources du Compte d’Affectation Spéciale (CAS), censées financer des projets liés à la formation professionnelle, sont souvent utilisées à d’autres fins. L’opacité entourant la gestion financière des années précédentes a conduit au refus de certification des comptes, aggravant les inquiétudes sur la gouvernance » a pointé le Président-Fondateur du (SYFOP.

Face à ce constat sans appel, Prince Prosper Engonga n’a pas manqué d’appeler à une intervention urgente du président de la République. « Votre ambition pour la souveraineté économique et le plein emploi ne pourra se concrétiser sans une formation professionnelle forte », a-t-il relevé avant de rappeler l’impérieuse nécessité « d’assainir ce secteur en le libérant des réseaux d’influence et des gestionnaires défaillants qui privilégient leurs intérêts personnels au détriment du service public ». 

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