Crise sociale et budgétaire : le PDG alerte sur une dérive préoccupante et appelle au dialogue
Dans une déclaration rendue publique, le Parti démocratique gabonais (PDG) dresse un constat sévère de la situation sociale, économique et budgétaire du pays. Au nom d’Ali Bongo Ondimba, son secrétaire général adjoint Noé Mesmin Kondondo appelle à la préservation des libertés syndicales, à un dialogue social sincère et à une gestion budgétaire responsable, loin de toute répression.
Face à une montée généralisée des tensions sociales, le Parti démocratique gabonais (PDG) est sorti de sa réserve. Dans une déclaration lue au nom de son président, Ali Bongo Ondimba, le parti a exprimé sa vive inquiétude quant à la dégradation du climat social et à la fragilisation de l’État de droit.
Un front social qui s’étend à tous les secteurs
Selon le PDG, le pays fait face à un front social inédit touchant l’éducation primaire et secondaire, l’enseignement supérieur, la santé, les transports, l’audiovisuel public et plusieurs administrations stratégiques. Des mouvements que le parti juge ni opportunistes ni marginaux, mais révélateurs d’une crise de confiance profonde entre l’État, les travailleurs et les citoyens.
Le PDG affirme sa solidarité avec les agents mobilisés, notamment les enseignants, estimant que leurs revendications relèvent de droits statutaires et non de privilèges.
Le parti rappelle avec fermeté que le droit de grève et l’action syndicale constituent des libertés fondamentales garanties par la Constitution. Toute judiciarisation des conflits sociaux est ainsi qualifiée de dérive dangereuse. Le PDG a toutefois salué la libération provisoire de responsables syndicaux récemment interpellés, y voyant un signal d’apaisement devant ouvrir la voie à un retour au dialogue.
Endettement et FMI : le temps du réalisme
Sur le plan économique, le PDG alerte sur une dérive budgétaire marquée par un endettement croissant, des déficits élevés et des arriérés de paiement. Une situation qui, selon le parti, hypothèque l’avenir et réduit les capacités de financement des politiques sociales.
Prenant acte de l’ouverture de discussions avec le Fonds monétaire international, le PDG plaide pour un ajustement ciblé, refusant toute austérité qui ferait peser l’effort sur les populations. Il recommande plutôt une réduction du train de vie de l’État et une remise en cause des rentes.
Préserver l’année scolaire et la paix sociale
Enfin, le PDG appelle le gouvernement à abandonner toute logique répressive et à engager un dialogue sincère pour sauver l’année scolaire et préserver la cohésion nationale. Ali Bongo Ondimba, assure le parti, reste attentif à l’évolution du pays et entend, à travers le PDG, contribuer à la défense des libertés, à la justice sociale et à la paix civile.









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