CEEAC : Marcel Mapangou Moussadji nommé à la Commission Paix et Sécurité
Le Gabon consolide sa présence au sein des instances communautaires d’Afrique centrale. Le 24 janvier 2026, à l’issue de la IXᵉ session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC, le Gabonais Mapangou Moussadji Marcel a été nommé Commissaire à la Commission Politique, Paix et Sécurité, pour un mandat de cinq ans.
Une session stratégique au sommet de la CEEAC. C’est par visioconférence que le Chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris part à cette IXᵉ session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Une rencontre à forte portée institutionnelle, consacrée à la désignation du Vice-président de la Commission et des Commissaires appelés à diriger les principaux départements de l’organisation communautaire pour les cinq prochaines années.
Après les échanges en séance plénière, les Chefs d’État se sont réunis en huis clos afin de procéder aux nominations destinées à renforcer la gouvernance, l’efficacité et la crédibilité de l’institution régionale, dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques persistants.
Un Gabonais à un poste stratégique
À l’issue des travaux, six nouveaux responsables ont été officiellement désignés. Parmi eux, le Gabonais Mapangou Moussadji Marcel, nommé Commissaire à la Commission Politique, Paix et Sécurité. Un portefeuille stratégique, au cœur des enjeux de stabilité institutionnelle, de prévention des conflits et de consolidation de la paix en Afrique centrale.
Cette nomination vient confirmer la volonté du Gabon de jouer un rôle actif dans les mécanismes de prévention et de gestion des crises au sein de l’espace communautaire, à un moment où la CEEAC est appelée à renforcer son action face aux menaces transfrontalières, aux transitions politiques et aux impératifs de sécurité collective.
Un signal politique fort pour Libreville
Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette désignation traduit un signal politique clair : celui du retour affirmé du Gabon dans les cercles décisionnels régionaux, avec des cadres appelés à peser sur les orientations stratégiques de la sous-région. Elle s’inscrit également dans la dynamique impulsée par les autorités gabonaises visant à repositionner le pays comme un acteur crédible et engagé sur les questions de paix, de sécurité et de gouvernance régionale.
Dans un environnement communautaire en quête de stabilité et de cohésion, la présence d’un Gabonais à la tête d’un département aussi sensible constitue un atout diplomatique certain pour Libreville, tout en engageant une responsabilité accrue dans la recherche de solutions concertées aux crises qui traversent l’Afrique centrale.









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