CAN 2025 : de la nécessité de rationaliser la gestion des 282 millions FCFA reçus de la CAF !
Alors que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 s’est achevée sur une victoire tendue des Lions de la Teranga du Sénégal face au pays hôte, les débats persistent autour de la redistribution des prize money par la Confédération Africaine de Football (CAF). Au Gabon, où la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot) dépend presque exclusivement des fonds publics, la gestion de ces sommes soulève des interrogations sur leur utilisation optimale.
Selon des documents officiels de la CAF, le prize money alloué au Gabon après cette CAN s’élève à 500 000 dollars américains, soit environ 282 millions de FCFA. Pour le Dr. Freddy Koula Moussavou, il est impensable de considérer cette manne comme une « recette privée » de la fédération présidée par Pierre-Alain Mounguengui. Et ce du fait logique que c’est « L’État gabonais qui finance à 100 % les Panthères du Gabon », souligne-t-il.
À César ce qui appartient à César ou investir à perte ?
Chaque compétition CAF ou FIFA à laquelle prennent part les équipes nationales de football, tous sexes confondus, l’État Gabonais, prend en charge les préparations, les déplacements, les primes et la logistique. Ainsi donc, traiter ces fonds, versés par la CAF aux pays participant à la CAN 2025, comme un bien privé de la Fegafoot apparaît comme une anomalie. Dans son analyse, le Dr. Freddy Koula Moussavou plaide pour une intervention de l’État afin de rationaliser cette enveloppe.
Ce dernier argue que, dans une optique de bonne gouvernance, une partie devrait revenir au financeur public ou être réaffectée de manière traçable à l’intérêt général. Parmi les priorités, les compétitions locales, la formation des jeunes, l’arbitrage, le football féminin, les équipements de base et le sport amateur. « Il est temps de revoir les conventions entre l’État et les fédérations, incluant prize money, droits TV et sponsoring, pour que les retombées des performances nationales profitent réellement au sport gabonais ».
Pour concrétiser cette vision, le Dr. Freddy Koula Moussavou propose une répartition claire et équilibrée. Dans sa perspective saluée par beaucoup d’observateurs aguerris, 50 % des fonds reviendraient à l’État pour compenser les investissements consentis, 30 % seraient injectés dans le développement du football local, et les 20 % restants serviraient à financer des équipements et infrastructures légères. Cette suggestion s’aligne d’ailleurs sur la vision de la 5ème République, qui appelle les Gabonais à rebâtir le pays dans tous les secteurs, y compris le sport.








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