Alimentation de rue : l’Agasa en guerre contre les opérateurs hors la loi
Longtemps perçue comme une activité informelle tolérée, l’alimentation de rue est désormais au cœur des préoccupations de santé publique au Gabon. Face aux risques d’intoxication alimentaire et des maladies d’origine alimentaire, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) intensifie son action sur le terrain. Dans un communiqué publié ce 28 janvier, son directeur général, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou, a lancé une mise en garde à l’endroit des opérateurs exerçant en dehors du cadre réglementaire.
Bras armé de l’État en matière de sécurité sanitaire des aliments, l’AGASA inscrit cette démarche dans une stratégie de renforcement du contrôle de l’alimentation de rue. L’agence rappelle que cette activité, qui touche quotidiennement des milliers de gabonais, est strictement encadrée par la réglementation en vigueur. Il s’agit, selon les autorités sanitaires, de concilier la vitalité économique du secteur avec l’impératif de santé publique, dans un contexte marqué par une forte consommation de repas préparés hors du domicile.
Un encadrement légal strict et des sanctions dissuasives
Dans son communiqué, l’AGASA s’appuie sur le décret n°000326/PR/MAEPA du 27 août 2020, qui fixe les conditions sanitaires et d’hygiène applicables aux métiers de l’alimentation de rue. Conformément à l’article 4 dudit texte, l’exercice de cette activité est réservé aux personnes physiques ou morales ayant suivi une formation aux bonnes pratiques d’hygiène alimentaire et environnementale. Tout opérateur ne disposant pas de cette formation ni du justificatif requis est désormais considéré en situation d’irrégularité.
L’agence rappelle également que ce décret prévoit des sanctions administratives à l’encontre des contrevenants. Celles-ci peuvent aller d’une amende administrative à une suspension temporaire de l’activité, assortie d’une pénalité financière. Dans les jours à venir, les services techniques de l’AGASA mèneront des opérations de contrôle et de sensibilisation sur l’ensemble du territoire, sans exclure des sanctions en cas de manquement avéré. Ce communiqué marque la volonté de l’Agasa de mettre fin à l’anarchie dans un secteur aussi sensible que celui de l’alimentation.









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