VIH/Sida : l’objectif d’éradication en 2030 de plus en plus incertain
Le communiqué publié le 19 février 2026 par Actions traitements, une association des patients atteints du VIH et co-infections est sans appel. En effet, dans la cadre de l’élimination du VIH/Sida fixée pour 2030, le bilan démontre que l’objectif de mettre fin à l’épidémie est devenu impossible en un temps record. Et ce en raison des financements qui ne cessent de se raréfier, toute chose qui participe grandement à l’augmentation vertigineuse séropositives.
A travers le monde, l’ONUSida a fixé un objectif ambitieux dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida qui consiste à son élimination d’ici 2030. Pour se faire l’Objectif de développement durable (ODD 95-95-95) sert de stratégie mondiale indiquant que 95 % des personnes séropositives connaissent leur statut, 95 % de celles-ci sont sous traitement, et 95 % des personnes traitées ont une charge virale indétectable. Si ces progrès sont réalisables comme cela a pu être constaté dans 5 pays africains notamment au Rwanda, à l’Eswatini, au Botswana, à la Tanzanie et au Zimbabwe, le chemin reste tout de même périlleux.
2030, le VIH/Sida ne sera pas finalement éliminé ?
Selon Actions traitements, l’atteinte des objectifs 95 95 95 n’est pas synonyme d’éradication car aucun remède n’existe pour guérir du VIH mais juste de réduire le risque de transmission. De plus, avec l’arrêt du financement de programmes vitaux par les États-Unis en 2025 et la décision française récente de baisser de près de 60% sa contribution au Fonds mondial contre le VIH mais aussi la tuberculose et le paludisme ne vient pas faciliter la tâche. Puisque ces décisions auront comme conséquence une reprise possible de l’épidémie dans certaines régions, alerte l’association.
Si Actions traitements rappelle qu’on meurt moins du Sida de nos jours qu’au début de l’apparition de l’épidémie, l’impact du désengagement financier de certains Etats finira par se faire sentir. En effet, les personnes vieillissant avec le VIH ont de plus en plus de difficultés souligne l’association, les ONG sont contraintes de suspendre leurs activités afin de maintenir au maximum l’aide concrète apportée aux PVVIH. Le VIH n’est pas une maladie chronique comme toutes les autres, il y a véritablement une urgence mondiale pour changer le paradigme.










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