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Vie chère, budget 2026 : l’Exécutif met les administrations économiques à l’épreuve des 100 jours

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Réunis le mercredi 7 janvier sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les ministères économiques et leurs administrations ont passé au crible l’esquisse de leur plan d’actions des cent premiers jours. Au cœur des échanges : la lutte contre la vie chère, l’exécution du budget 2026 et l’exigence de résultats concrets dès ce premier trimestre.

Le compte à rebours est lancé. Le mercredi 7 janvier, Hermann Immongault a présidé une séance de travail stratégique réunissant les ministres en charge de l’Économie et du Budget ainsi que l’ensemble des administrations placées sous leur tutelle. Objectif : examiner l’architecture du plan d’actions des 100 premiers jours, désormais présenté comme un test de crédibilité pour l’Exécutif.

D’emblée, les discussions se sont concentrées sur l’un des dossiers les plus sensibles du moment : la vie chère. Les participants ont fait le point sur l’opérationnalisation de la Centrale d’achats de l’État gabonais (CEAG), censée jouer un rôle d’amortisseur face à la flambée des prix.

Centrale d’achats : l’urgence face aux retards

Le constat est sans détour. La CEAG ne dispose pas encore de siège social et la lente régularisation des documents administratifs retarde son démarrage effectif. Un décalage préoccupant, alors même que le gouvernement a nommé Théophile Boutamba au poste de directeur général le 5 décembre 2025 et que janvier 2026 avait été annoncé comme le mois des « effets concrets » pour les consommateurs.

Ces retards techniques et administratifs interrogent la capacité de l’appareil d’État à traduire rapidement les décisions politiques en mécanismes opérationnels, dans un contexte où la pression sociale liée au coût de la vie reste forte.

Budget 2026, dette et digitalisation au menu

Au-delà de la CEAG, la rencontre a permis un large tour d’horizon des dossiers structurants : stratégie d’endettement, équilibres macroéconomiques, climat des affaires et modalités d’exécution du budget 2026. Les mesures de maîtrise de la dépense publique, la mobilisation des recettes et le suivi des participations de l’État ont été passés en revue, tout comme le processus de passation des marchés publics.

La digitalisation des procédures financières, via le Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP), a également été examinée comme levier de transparence et d’efficacité. En filigrane, un message s’impose : les 100 jours ne seront pas un simple exercice de communication. Ils devront produire des résultats mesurables, visibles et immédiatement perceptibles par les populations.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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