Ve République : le gouvernement à pied d’œuvre pour arrimer l’administration à la nouvelle Constitution
Entré de plain-pied dans la Ve République, l’État gabonais s’est engagé dans un vaste chantier d’harmonisation des textes administratifs avec la nouvelle Constitution. Un travail de fond, piloté au sommet de l’Exécutif, qui mobilise l’ensemble du gouvernement et conditionne la mise en œuvre effective du nouveau cadre institutionnel.
L’adoption de la nouvelle Constitution impose désormais une refonte méthodique de l’architecture administrative de l’État. Conscient des enjeux, le gouvernement a enclenché un processus d’alignement des textes réglementaires et législatifs afin de garantir leur conformité à la loi fondamentale de la Ve République. Un chantier d’envergure, à la fois technique et politique, qui engage l’ensemble des ministères.
Présidant récemment une réunion interministérielle consacrée à cette réforme, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé l’impératif de cohérence institutionnelle. « Nous avons adopté une nouvelle Constitution. Il est donc indispensable que l’organisation et le fonctionnement de nos administrations soient conformes à ses dispositions », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’accélérer le rythme des travaux.
Plus de mille textes concernés par la réforme
Selon le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, ce sont « plus de mille textes » qui sont concernés par cette opération de mise en conformité. Un volume qui illustre l’ampleur du chantier engagé. La démarche repose sur plusieurs étapes successives : identification des textes existants, définition des objectifs de réaménagement, puis réécriture pour les adapter au nouveau cadre constitutionnel.
Ce travail de fond révèle des niveaux d’avancement contrastés selon les départements ministériels. « Certains ministères sont quasiment à la phase d’achèvement », a indiqué Hermann Immongault, citant notamment le ministère de la Justice, dont les travaux seraient particulièrement avancés, tandis que d’autres se situent encore à mi-parcours.
Une dynamique appelée à s’accélérer
Pour l’Exécutif, cette réforme ne saurait se limiter à une simple mise à jour juridique. Elle vise une adaptation globale de l’État à la nouvelle Constitution, tant dans ses structures que dans ses modes de fonctionnement. « Dans l’ensemble, l’État doit être adapté à la nouvelle Constitution », a insisté François Ndong Obiang, rappelant que cette harmonisation conditionne la crédibilité et l’efficacité de l’action publique.
La dynamique actuelle s’inscrit dans la continuité d’un travail amorcé par l’équipe gouvernementale précédente, mais que les autorités entendent désormais intensifier. Lors du premier Conseil des ministres de la Ve République, instruction aurait été donnée par le Chef de l’État d’accélérer et de faire aboutir ce processus dans des délais maîtrisés.
Un enjeu central pour la Ve République
Au-delà de l’exercice juridique, ce chantier engage l’ensemble de l’administration et constitue un pilier de la mise en œuvre effective de la Ve République. Il s’agit, pour le gouvernement, de garantir la sécurité juridique, la cohérence institutionnelle et la lisibilité de l’action de l’État dans un contexte de transition vers un nouveau régime.
À mesure que les textes seront harmonisés et adoptés, c’est toute la machine administrative gabonaise qui est appelée à se réorganiser. Un travail discret mais stratégique, sans lequel la nouvelle Constitution resterait lettre morte.






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