VBG : Quid des violences faites aux hommes ?
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Les violences basées sur le genre qui ne cessent de faire tabac dans le monde n’épargne personne. En effet, en plus des femmes, les hommes qui sont souvent oubliés lors des protestations, sont également des victimes de violences faites par des femmes. Au Gabon, ce phénomène gagne du terrain dans l’ombre, et principalement au plan conjugal.
Selon le site Conseil de l’Europe, une violence basée sur le genre est un acte préjudiciable posé à l’égard d’une personne, qui peut être faite sur le plan psychologique, financier, physique, ou sexuel. Tandis que celles exercées sur les femmes sont débattues avec véhémence dans les cours et tribunaux, les abus sur la gente masculine sont en net augmentation et revues en fond sonore. Un constat fait par des activistes et qui nécessite un regard des autorités afin de freiner ce phénomène en pleine éclosion.
Un combat alarmant relayé au second plan
Les agressions sur les hommes sont généralement supplées au second plan car, « La société a toujours considéré les VBG comme étant une affaire de femmes et filles et non un problème de droits humains et de santé publique », a déclaré Caléopie Ellare, présidente de l’ONG Cri de femmes. Une situation qui poussent ces derniers à se cloîtrer dans leurs coins et vivre dans le silence et la douleur.
« Les violences peuvent être économiques, lorsque la femme a un meilleur revenu que celui de l’homme, tout comme des violences physiques, ou psychologiques », ajoute -t-elle. Dans une société purement bantu, dans laquelle l’homme est considéré comme étant le pilier d’une famille, de tels agissements viennent à fragiliser l’estime de ces derniers non seulement à leurs yeux, mais également au sein de la société.
Des hommes martyrisés dès le bas-âge .
L’horreur pour ces victimes réduites au silence ne commence pas juste une fois adulte, pour certains, c’est un cauchemar éveillé depuis le jeune âge. «Nous remarquons que le viol sur les jeunes garçons est en net augmentation au niveau des juridictions. Nous avons des petits garçons de 2, 5, 8 ans qui sont violés » indique Ida Flore Maroundou, présidente de l’ONG Aurore. «Ces viols sont commis dans le cercle familial» a-t-elle renchérit. Un phénomène décrivant l’implication profonde des proches dans ces bassesses.
Entre l’influence de la société, les obligations de la vie et les charges psychologiques, les hommes mènent une lutte silencieuse sur laquelle les juridictions gabonaises doivent se pencher afin d’éviter des dérives telles que la prolifération des indélicats dans le pays.
GMT TV