UNOCA : Abdou Abarry boucle son mandat et appelle à consolider la diplomatie préventive
En fin de mission à la tête du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), l’ambassadeur Abdou Abarry a présenté, le 9 février 2026 à New York, son débriefing devant le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Trois années marquées par la diplomatie préventive, la coopération avec la CEEAC et un plaidoyer constant pour le multilatéralisme dans une sous-région sous tension.
Reçu au siège des Nations Unies en présence de la vice-secrétaire générale Amina Mohammed et du chef de cabinet du Secrétaire général, le Représentant spécial sortant pour l’Afrique centrale a officiellement clos son mandat. Cette rencontre a permis de dresser un bilan jugé « satisfaisant » des actions menées au cours des trois dernières années.
Stabilité régionale et coopération renforcée
À la tête de l’UNOCA, Abdou Abarry aura concentré ses efforts sur la mobilisation du système onusien et le renforcement de la coopération sous-régionale, notamment avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ses États membres et ses partenaires stratégiques. Objectif : soutenir la sécurité, la stabilité et la paix dans un espace marqué par des crises politiques, des défis sécuritaires persistants et des vulnérabilités socio-économiques.
Dans son analyse de fin de mission, le diplomate nigérien a insisté sur l’appropriation régionale des mécanismes de diplomatie préventive. Selon lui, la réponse aux crises en Afrique centrale ne peut être exclusivement exogène : elle doit s’ancrer dans les dynamiques locales et institutionnelles.
Multilatéralisme et défis à venir
Au-delà du bilan, Abdou Abarry a mis en lumière les défis structurels auxquels reste confrontée la sous-région : gouvernance, sécurité transfrontalière, consolidation démocratique et développement durable. Il a rappelé que l’Afrique centrale dispose d’un potentiel socio-économique considérable, à condition de saisir les opportunités d’investissement et d’intégration.
En quittant ses fonctions, il a renouvelé son engagement en faveur du multilatéralisme, appelant à maintenir une dynamique collective pour promouvoir la paix et la stabilité. Un message qui résonne dans un contexte international où la coordination diplomatique demeure plus que jamais indispensable à la gestion des crises régionales.









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