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Unesco : le multilinguisme, une solution pour une société plus inclusive 

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Le multilinguisme s’installe au cœur des débats internationaux avec comme principal objectif, une meilleure politique d’inclusion sociale. Les travaux de l’organisation des Nations Unies et la publication de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld, montrent que la reconnaissance des langues minoritaires est bien plus qu’une question symbolique. Celle-ci a une conséquence directe sur l’accès à l’éducation et sur la participation .

Pour un enfant, apprendre avec une langue maternelle améliore la compréhension en lecture, la persistance scolaire et la réussite académique. Devant la modernisation et les nombreuses migrations volontaires ou forcées, l’adoption des politiques linguistiques plus inclusives se veut essentielle. Cela réduira les inégalités et favorisera à contrario l’égalité des chances. L’organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture (Unesco), insiste d’ailleurs sur la révision de l’approche pédagogique. 

Intégrer l’éducation plurilingue entre bénéfices et défis !

Mettre en œuvre le multilinguisme dans les systèmes éducatifs rencontre toutefois de nombreux obstacles. Il s’agit du manque de manuels en langues locales ou encore de la résistance sociale face à la maîtrise des langues comme le français ou d’autres langues internationales souvent imposées dans les cycles. Pourtant, l’expérience a prouvé que des programmes bien conçus encouragent des familles à s’investir dans des domaines d’apprentissage de leur choix. 

Pour le Gabon, l’enjeu est concret. Dans un pays où de nombreuses personnes viennent chaque jour de l’hinterland, tous n’ont pas le même rapport avec la langue française. Langue officielle du Gabon. Intégrer des pratiques plurilingue renforcerait l’accès à l’éducation. Mais aussi limiterait le décrochage tout en valorisant les savoirs locaux. Si des mesures visant à dispenser des cours dans des langues maternelles ont été annoncées depuis deux, sur le terrain, les actes sont encore attendus. 

Au-delà de l’école, il faudrait aussi promouvoir le multilinguisme dans d’autres secteurs d’activités notamment ceux en lien direct avec les populations autochtones. Pour rendre cela possible, l’organisation onusienne invite les gouvernants à investir dans des politiques publiques ciblées à même d’inverser la tendance de l’accès à une éducation dans une langue bien ou couramment comprise.

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