UA : souveraineté, solidarité et stabilité au cœur du message d’Oligui Nguema
À l’occasion de la 39ᵉ session ordinaire du Sommet de l’Union africaine, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a affirmé le retour actif du Gabon au sein de l’institution continentale. Élu au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), le pays entend désormais peser sur les grandes orientations africaines, en mettant en avant souveraineté des États, solidarité régionale et règlement pacifique des différends.
Réintégré au sein de l’Union africaine, le Gabon marque une étape diplomatique majeure. À Addis-Abeba, lors de la 39ᵉ session ordinaire du Sommet, le chef de l’État a porté « la voix d’un Gabon debout, réintégré et pleinement engagé dans le concert des nations africaines ».
L’élection du pays au Conseil de Paix et de Sécurité consacre ce repositionnement stratégique. Pour le président gabonais, il ne s’agit pas d’un simple symbole, mais d’« un engagement ferme » dans la gestion des enjeux sécuritaires et politiques du continent.
Un retour assumé dans les centres de décision
Dans un contexte continental marqué par des transitions politiques, des tensions sécuritaires et des recompositions géopolitiques, le message de Libreville se veut clair : le Gabon entend participer activement aux débats et décisions structurantes.
« Le Gabon est de retour, non pas en observateur, mais en acteur déterminé à peser sur les grandes orientations du continent », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette posture s’inscrit dans une volonté d’influence accrue, notamment en matière de paix, de stabilité et d’intégration régionale.
Le président a également réaffirmé l’attachement du Gabon aux principes fondateurs de l’UA : respect de la souveraineté des États, solidarité africaine et règlement pacifique des différends.
Agenda 2063 : des défis communs, des réponses africaines
Au-delà des enjeux sécuritaires, le chef de l’État a replacé son intervention dans la perspective de l’Union africaine et de l’Agenda 2063. Accès durable à l’eau, transformation économique, transition énergétique, lutte contre les changements climatiques, valorisation de la jeunesse : autant de priorités identifiées comme structurantes pour l’avenir du continent.
Face à ces défis, le président gabonais a plaidé pour « des solutions africaines à des défis africains ». Une formule qui traduit la volonté de renforcer l’autonomie stratégique du continent dans un environnement international en mutation.
« L’Afrique ne peut plus être absente des centres de décision mondiale ; elle doit parler d’une seule voix et affirmer sa place dans la gouvernance internationale », a-t-il martelé.
Une diplomatie active et assumée
Pour Libreville, ce retour dans les instances continentales s’accompagne d’une diplomatie que le chef de l’État promet « active, responsable et résolument tournée vers une Afrique plus forte, plus unie et plus influente ».
L’enjeu est double : consolider la crédibilité retrouvée du Gabon sur la scène internationale et inscrire son action extérieure dans une dynamique de cohérence avec les priorités nationales de transformation économique et institutionnelle.
En se positionnant au cœur des débats africains, le Gabon entend désormais conjuguer pragmatisme et ambition, dans une Afrique en quête d’unité et de stabilité durable.









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