Tragédie à la Sogatra : la CSTG tire la sonnette d’alarme pour Serge Niama Mbicka
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Dans un communiqué dont copie est parvenue à la rédaction de Gabon Media Time (GMT), la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) a mis l’accent sur le triste incident ayant conduit à la mort d’un agent de la Société gabonaise de transport (Sogatra). Pour la plateforme de la société civile, le décès de Serge Niama Mbicka, magasinier dévoué depuis 2002, souligne l’urgence d’agir face à une situation inacceptable.
Alors que le monde commémorait la journée mondiale de la justice sociale, Serge Niama Mbicka, magasinier à la Société gabonaise de transport, perdait la vie dans les locaux de l’entreprise après un malaise survenu. Et ce, pendant que ses collègues manifestaient pour dénoncer des conditions de travail précaires et des salaires impayés. Un drame qui a interpellé au premier chef le la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon qui a rappelé l’urgence de privilégier la justice sociale.
Serge Niama Mbicka, symbole d’une lutte pour les travailleurs !
« Depuis des années, les employés de la Sogatra subissent des retards de paiement chroniques, plongeant leurs familles dans une insécurité financière insoutenable. Cette situation, inacceptable et illégale, qui existe dans plusieurs entreprises est vieille et connue de l’administration », a fait constater Aymar Kissengori, Président de la CSTG. Pourtant, la réglementation en vigueur dans notre pays fait de la rémunération la contrepartie non négociable d’un travail effectué.
C’est en tout cas ce qui ressort de la convention n°95 de l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Article 182 du Code du travail gabonais. Lesquels disposent clairement que « les salaires doivent être payés à intervalles réguliers, au plus tard cinq jours après la fin du mois de travail ». Face à cette crise, la CSTG présidée par Aymar Kissengori, a décidé d’alerter les autorités compétentes et l’opinion publique sur la crise sociale aux effets souvent irréversibles au sein de ladite société.
Aussi, la CSTG exige des mesures immédiates. À savoir le paiement des salaires impayés, l’amélioration des conditions de travail et la mise en place de mécanismes de contrôle pour éviter de tels dysfonctionnements à l’avenir. Pour son président, « la mort de Serge Niama Mbicka ne doit pas rester une simple statistique, mais doit être un catalyseur pour un changement réel et durable. Ensemble, unissons nos forces pour une solution définitive, soyons le changement que nous voulons voir ». Une réaction est espérée.
GMT TV