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Tchibanga : après trois jours de paralysie, les taximen reprennent timidement le service

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De lundi à jeudi 22 janvier 2026, la ville de Tchibanga a tourné au ralenti. Les taximen, réunis au sein d’un collectif, ont observé un arrêt de travail qui a paralysé le transport urbain, contraignant de nombreux usagers à parcourir de longues distances à pied. Une situation de blocage née, selon des informations rapportées par L’Union du vendredi 23 janvier 2026, de l’interpellation de trois transporteurs par la police pour des faits liés notamment à des stationnements abusifs et à la diffusion d’une image jugée diffamatoire à l’encontre d’une autorité judiciaire.

Une grogne née d’arrestations jugées excessives. À l’origine de la colère, les transporteurs dénoncent ce qu’ils estiment être un traitement disproportionné. La diffusion d’une image incriminée par l’un des taximen aurait servi de déclencheur à une série d’interpellations, perçues comme un signal de fermeté mal accueilli par la corporation. Résultat : véhicules garés, axes désertés et une population pénalisée dans une ville où les distances rendent le recours au transport indispensable.

Rétablir l’ordre sans rompre le dialogue

Saisie de la situation, l’autorité provinciale a convoqué une rencontre élargie aux opérateurs économiques, aux représentants des transporteurs et au parquet de la République, en présence du premier magistrat de la ville. L’objectif : ramener le calme et rappeler le cadre légal.

Selon L’Union, les échanges ont permis de rappeler aux transporteurs les exigences en vigueur : maîtrise du code de la route, détention d’un permis de conduire valide, respect des règles encadrant le transport des personnes et des marchandises. Le gouverneur a, pour sa part, appelé à l’apaisement et au respect mutuel, soulignant que la cohésion sociale passe par l’acceptation des règles communes et la restauration des mentalités.

Cité par le quotidien national, le procureur de la République a tenu à lever toute ambiguïté : « Le parquet n’est pas en guerre contre X ou Y ; nous voulons simplement la discipline dans la commune de Tchibanga, pour votre propre protection », a-t-il assuré, donnant des gages quant à l’examen équitable des circonstances ayant conduit aux interpellations.

Une reprise progressive sous surveillance

À la suite de cette médiation, les transporteurs ont accepté de reprendre timidement leurs activités dans l’après-midi du jeudi, mettant fin à trois jours de paralysie. Si le trafic reprend, l’épisode rappelle toutefois la fragilité du dialogue entre forces de l’ordre et acteurs du transport urbain, et la nécessité d’une régulation ferme mais concertée pour éviter que de tels mouvements n’entravent durablement la vie économique et sociale de la capitale provinciale de la Nyanga.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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