Suspension des réseaux sociaux : Tchissambou dénonce une décision “inconstitutionnelle” de la HAC
La contestation contre la suspension daes réseaux sociaux décidée le 17 février par la Haute Autorité de la Communication (HAC) continue de s’amplifier. Dans une publication Facebook datée du 18 février 2026, l’acteur civique Cédric Tchissambou dénonce une atteinte grave aux libertés constitutionnelles et appelle le président de l’institution à « assumer ses responsabilités ».
La décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux suscite une vague de réactions au sein de la société civile. Parmi elles, celle de Cédric Tchissambou, acteur civique et candidat malheureux aux législatives de 2025, qui a exprimé son opposition ferme sur Facebook le 18 février. « En ma qualité d’acteur civique, je m’oppose fermement à la suspension des réseaux sociaux décidée par la HAC le 17 février », écrit-il.
L’article 14 de la Constitution invoqué
Pour étayer sa position, Cédric Tchissambou invoque l’article 14 de la Constitution gabonaise, qui garantit la liberté d’opinion, d’expression, de communication et l’accès à l’information. « Restreindre ces droits sans base légale claire constitue une atteinte grave à la démocratie et à la citoyenneté », affirme-t-il, estimant que la mesure ne repose pas sur une justification juridiquement établie et proportionnée.
L’acteur civique considère que toute restriction des libertés fondamentales doit être strictement encadrée et motivée, conformément aux principes de l’État de droit.
Une demande explicite de démission
Dans une prise de position particulièrement directe, il ajoute : « Une institution qui viole la Constitution perd sa légitimité : c’est pourquoi le directeur de la HAC devrait assumer ses responsabilités et démissionner. » Cette déclaration intervient dans un climat de tension institutionnelle, marqué par des appels croissants à la transparence sur les fondements juridiques de la suspension.
Au-delà du débat politique, la controverse soulève une question centrale : comment concilier régulation de l’espace numérique et respect strict des garanties constitutionnelles ? La réponse des autorités compétentes est désormais attendue, dans un contexte où la confiance institutionnelle demeure un enjeu majeur.








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