Suspension des réseaux sociaux : quand le gouvernement viole la mesure prise par la HAC !
L’annonce de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de la suspension des réseaux sociaux n’a pas manqué de soulever des interrogations quant à sa mise en œuvre. Bien que cette décision ait été justifiée par la nécessité de protéger la dignité humaine et la cohésion sociale face à une vague de contenus jugés inappropriés, son application révèle des incohérences notables de la part des acteurs étatiques censés assurer pourtant son application.
Tout d’abord, il est essentiel de souligner que cette mesure est censée affecter tous les citoyens, sans distinction. Cependant, un paradoxe émerge de cette situation : alors que les autorités tentent de restreindre l’accès aux plateformes numériques, celles-ci continuent d’être utilisées activement par le gouvernement et même par la présidence de la République. Une dualité difficile à justifier, car elle remet en question la validité de la décision de la HAC et son application. Si ces réseaux sont jugés préjudiciables pour la société, pourquoi en serait-il autrement pour l’information émanant de l’appareil d’État ?
De plus, la résistance de nombreux citoyens qui choisissent d’utiliser VPN, entendez Réseau Privé Virtuel, pour contourner la censure gouvernementale, témoigne d’un profond désir d’accéder à l’information librement. Cela met également en lumière une réalité implacable : la nécessité des réseaux sociaux en tant que vecteurs d’information et de communication, même dans un contexte de restriction. Les citoyens, par leur attitude, manifestent un rejet des décisions jugées arbitraires et soulignent le caractère fondamental de la liberté d’expression.
La dichotomie entre l’interdiction prononcée par le gouvernement et sa propre utilisation des réseaux sociaux illustre non seulement un manque de cohérence dans les décisions politiques, mais aussi une perte de crédibilité. Un acteur du numérique a d’ailleurs fait remarquer avec ironie que la situation est tout de même « drôle », « le gouvernement interdit l’usage des réseaux sociaux et dans le même temps il continue de communiquer à travers les mêmes canaux ». Une réflexion qui met en exergue le caractère indispensable, voire vital, de ces outils numériques dans le cadre de la communication institutionnelle moderne.
En conclusion, la suspension des réseaux sociaux par le gouvernement, tout en continuant d’y recourir pour sa propre communication, laisse entrevoir une incohérence dans la prise de décision qui peut susciter des doutes quant à la sincérité des intentions derrière cette mesure. Les autorités doivent non seulement clarifier leur position, mais également envisager des solutions qui respectent la liberté d’expression tout en assurant la sécurité et la dignité des citoyens.
Ce cas met en lumière la nécessité d’un dialogue ouvert et de pratiques de communication transparentes entre le gouvernement et la population, afin de restaurer la confiance et de maintenir une cohésion sociale stable.








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