Suspension des réseaux sociaux : De Mayombo alerte sur les risques de précarisation des entrepreneurs
Les réactions continuent d’affluer après la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national. Parmi les voix qui se font entendre, celle de Jennifer Nupsia Mayombo épouse Kangouna, Experte en communication institutionnelle et ancienne Directrice de la Communication gouvernementale, qui a publié ce 18 février 2026 un communiqué sur sa page Facebook officielle dans lequel elle alerte sur les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure.
Dans son message, Jennifer Nupsia Mayombo replace la décision de la HAC dans un contexte national tendu. Elle évoque notamment les coupures récurrentes d’eau et d’électricité, le chômage des jeunes et le ralentissement général des activités économiques. Elle insiste sur le fait que, dans cette réalité, les réseaux sociaux ne se limitent plus à des espaces de divertissement, mais constituent désormais de véritables outils de travail, de formation, de commerce en ligne et de promotion d’activités pour une large frange de la population active.
Les réseaux sociaux, un levier économique pour la jeunesse
L’ancienne responsable de la Communication gouvernementale souligne que pour de nombreux jeunes entrepreneurs, créateurs de contenus, commerçants et freelances, ces plateformes représentent parfois « la seule opportunité de générer des revenus et de rester connectés à des clients ou partenaires ». Leur suspension, estime-t-elle, a donc « un impact direct sur des familles déjà confrontées à des conditions économiques fragiles ». Elle met ainsi en garde contre un risque réel de précarisation accrue, notamment pour ceux dont l’activité dépend exclusivement du numérique.
Tout en reconnaissant la légitimité de la lutte contre la désinformation, les discours haineux ou les atteintes à la sécurité nationale, Jennifer Nupsia Mayombo appelle à des mesures plus équilibrées. « Toute mesure prise dans ce sens doit tenir compte des réalités sociales du pays », insiste-t-elle, plaidant pour le dialogue, l’écoute et la transparence. Elle appelle en outre à une réflexion collective afin de « protéger la stabilité nationale tout en préservant les moyens de subsistance de la jeunesse et les libertés fondamentales », estimant que le développement du pays passe par l’inclusion, la concertation et la recherche de solutions partagées.






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