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Pierre Alain Mounguengui : « la limitation des mandats ne prend effet qu’après cette élection »

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Président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) depuis plus de 12 ans, Pierre Alain Mounguengui (PAM) a déclenché une onde de choc dans le milieu du football gabonais lors de son dépôt de candidature le 18 mars dernier pour un quatrième mandat consécutif. Il n’en a pas fallu plus pour que des accusations d’inéligibilité surgissent. Ce à quoi l’ancien arbitre international nie en bloc et martèle qu’il ne fait que se conformer aux statuts.

Pierre Alain Mounguengui est-il au-dessus de la loi ? C’est la question qui a été posée par l’ensemble de ses adversaires qui brandissent l’impossibilité pour le dirigeant sortant de la Fegafoot de se succéder après 12 ans de gestion sans partage. Pourtant à en croire, le patron de l’instance faîtière du football gabonais, l’interprétation des textes lui donne raison. Notamment l’article 37 des statuts qui prévoient une dérogation de l’application des décisions du congrès. Ce qui aurait été mis en branle avec le dernier congrès.

Pierre Alain Mounguengui, légaliste jusqu’au bout ?

Alors que ses détracteurs crient à la violation de la limitation des mandats, Pierre Alain Mounguengui reste de marbre. Pour le Président de la Fédération gabonaise de football, le compteur n’est pas bloqué. S’appuyant sur les révisions statutaires actées lors du dernier congrès, ce dernier affirme sans détour que « Les statuts sont clairs, la limitation des mandats ne prend effet qu’après cette élection.» En clair, PAM suggère que la loi ne serait pas rétroactive et ne statuerait que pour l’avenir.

Cette lecture juridique permettrait donc d’effacer ses 12 années de règne pour repartir sur une base vierge. Une stratégie que l’opposition qualifie de « réglementation sur mesure » destinée à pérenniser un pouvoir déjà vieux de trois mandats. Dans cet entretien, publié par notre Clubsportplus, Pierre Alain Mounguengui justifie cette nouvelle aventure, en plaisantant les « circonstances atténuantes ». Qu’est-ce-que à dire ? La mémoire collective devra-t-elle être mise en mode usine ?

À ses dires, il ne s’agirait pas d’adopter cette position qui est assimilable à une fuite en avant. Le Président fédéral sortant met en exergue des manœuvres politiques qui auraient concouru à le conduire vers l’échec. Pierre Alain Mounguengui a pris en en exemple, son incarcération,  qu’il juge arbitraire et politique. Des faits intervenus durant son mandat qui l’ont empêché de déployer l’intégralité de sa vision. Eu égard à ce qui précède, le candidat sollicite l’électorat pour amorcer le « renouveau » et la stabilité à la Fegafoot.  

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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