SOS Éducation : Nyanga, Estuaire, Haut-Ogooué, Ogooué-Maritime, Woleu-Ntem… poursuite de la grève !
Ce samedi 31 janvier 2026 s’annonçait comme une journée décisive pour le mouvement SOS Éducation et pour le gouvernement. Beaucoup espéraient une accalmie après la libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, présentée par le mouvement comme un préalable indispensable à toute reprise des négociations. Mais contre toute attente, la base militante a opté pour le maintien de la pression. À l’issue des différentes assemblées générales, les enseignants ont acté la poursuite de la grève, au moins dans les provinces de l’Estuaire, de la Nyanga, de l’Ogooué-Maritime et du Woleu-Ntem, au terme de débats nourris et d’interventions parfois très engagées.
À Libreville, l’Assemblée générale de SOS Éducation s’est tenue au stade Monedan de Sibang, en présence de plusieurs figures du mouvement, dont Marcel Libama et Simon Ndong Edzo récemment libérés. Bien que moins fournie que les précédentes rencontres, l’AG a été marquée par une forte détermination des grévistes. Prenant la parole, les deux leaders syndicaux sont revenus sur leur incarcération, remerciant la mobilisation de leurs pairs et de l’opinion publique. Libama n’a pas manqué, dans le même temps, de distribuer bons et mauvais points aux acteurs politiques et à certains membres de la société civile. « Chers compatriotes, mettez l’épée de Damoclès sur la tête des autorités », a lancé quant à lui Simon Ndong Edzo, appelant à maintenir la solidarité comme boussole du mouvement.
Une base mobilisée et déterminée à maintenir la pression
Les échanges ont également donné la parole à plusieurs enseignants, dont certains ont appelé à la résistance sur la durée. « La bataille sera rude et longue, ne cédez pas à la pression de l’usure », a exhorté une gréviste sous les applaudissements. Au terme des discussions, Honorine Angue Mintsa, représentante de SOS Éducation pour la province de l’Estuaire, a soumis au vote la question de la reprise ou non des cours. À la demande « ceux qui sont pour la poursuite de la grève, levez la main », une écrasante majorité s’est prononcée en faveur du maintien du mouvement, dans une ambiance survoltée. Le même scénario s’est répété dans les autres provinces concernées.
Dans la Nyanga, le Woleu-Ntem, Moyen-Ogooué ainsi que dans l’Ogooué-Maritime, le Haut-Ogooué et le Woleu-Ntem où une assemblée générale se tenait également ce samedi, les enseignants ont confirmé leur refus de reprendre les cours, estimant que les réponses apportées jusque-là par les autorités restaient insuffisantes. Cette décision ouvre ainsi la voie à une nouvelle semaine socialement tendue pour le gouvernement, appelé à poursuivre les négociations et à comprendre les ressorts de ce durcissement. Le chef de l’État, préoccupé par les conséquences sur le niveau d’enseignement des élèves gabonais, pourrait être contraint de s’impliquer davantage, voire de rencontrer directement la base, comme le réclament certains enseignants.









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