Sénégal : 1300 kilos de matières périmées découverts dans des produits Softcare
Les produits de la marque Softcare, qui propose des couches pour bébé et des serviettes hygiéniques, sont au cœur d’une polémique sanitaire au Sénégal. Il y a plusieurs semaines, une équipe de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP) sénégalaise a découvert 1 300 kilogrammes de produits avariés contenus dans des articles destinés à l’utilisation dermatologique surtout dans des zones intimes.
Dans une publication de Radio France, la descente effectuée dans l’usine Softcare – Sénégal, une succursale de l’entreprise chinoise, le 8 décembre par l’ARP, le constat a permis de dénoncer les risques sanitaires entretenus dans au sein de cette entreprise. Un constat alarmant devant lequel l’ARP a imposer à Softcare le retrait immédiat de ces articles du marché face à une crise de confiance autour de la sécurité de ces produits utilisés quotidiennement par des populations vulnérables.
La santé intime des femmes et des enfants en danger !
La suspension de leur commercialisation restera en vigueur jusqu’à ce que la conformité du processus soit assurée. Mais la situation a rapidement pris une tournure controversée. Quelques jours après l’annonce du retrait, un nouveau communiqué de l’ARP a affirmé que les matières périmées n’avaient finalement pas été intégrées dans la fabrication des produits et que ceux-ci étaient conformes aux normes en vigueur. Une volte-face qui a renforcé le scepticisme des consommateurs et des acteurs de la société civile.
Cette incohérence a suscité accusations de tentatives de corruption et des critiques de la part de partis politiques et de syndicats, qui demandent des explications claires et transparentes sur les bases scientifiques et techniques des décisions prises par l’ARP. Pour des experts et l’opinion publique, il ne s’agit pas seulement d’une affaire industrielle, mais d’un enjeu de santé publique, en particulier pour les nourrissons et les femmes, exposés à des risques d’irritations, d’infections ou d’autres effets à long terme.
Alors que le ministère de la Santé et celui du Commerce ont lancé une mission conjointe d’enquête, ses conclusions ne sont toujours pas rendues publiques, laissant plusieurs questions en suspens. Une pétition citoyenne et une mission parlementaire réclament des éclaircissements pour restaurer la confiance des consommateurs sénégalais.









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