SEEG : 15 ans de retard d’investissement structurel
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À la faveur d’un entretien exclusif accordé à notre confrère le quotidien L’Union, l’administrateur provisoire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a mis en lumière une des difficultés cruciales de la résolution du stress énergétique qui sévit. Sur la question du parc, Steve Saurel Legnongo révèle que les machines devant permettre la fourniture d’électricité sont « éprouvées » et ce, par faute d’investissement structurel depuis plus de 15 ans.
À l’heure des nouvelles orientations stratégiques pour trouver une solution idoine au problème d’adduction en eau et en électricité dans le Gabon, il est impératif de comprendre le mécanisme de fonctionnement de la Société d’énergie et d’eau du Gabon. Cette entité n’est en réalité qu’un bénéficiaire d’une délégation de service public. Des investigations poussées ont permis d’établir que le stress énergétique est tributaire de l’absence d’investissement dans l’entretien des infrastructures de production pendant plus de 15 ans, sous l’ancien régime.
La SEEG à pieds d’œuvre pour un retour à la normale
Interrogé par L’Union pour s’enquérir de l’état des lieux au moment d’entamer des manœuvres d’envergure devant aboutir à un service impeccable, l’administrateur provisoire de ladite entreprise a tenu à faire le point sur le parc hérité. « Actuellement, nous avons un parc qui est vétuste et certaines pièces de rechange sont totalement obsolètes. L’âge moyen des groupes thermiques est de 30 ans, celui des groupes hydroélectriques de 50 ans. Ces machines sont fortement éprouvées », a-t-il déploré.
Par ailleurs, Steve Saurel Legnongo a clairement indiqué que l’origine du mal actuel qui plombe les efforts de la SEEG. « Figurez-vous que nous avons encore en fonctionnement ces équipements parce que les investissements requis n’ont pas été réalisés pour déclasser ces groupes en fin de vie. C’est dire que l’enjeu est de taille », a-t-il martelé.
Toutefois pleinement engagé dans une optique optimiste, le premier responsable de la SEEG qui travaille en étroite relation avec l’État et les partenaires au développement a terminé sur une note d’espoir. « La situation est certes difficile, mais le personnel fait montre d’ingéniosité pour maintenir le parc en état de fonctionnement », a conclu Steve Saurel Legnongo.
GMT TV