Santé : les extensions de cheveux à l’origine du cancer du sein et des problèmes de reproduction
C’est une révélation préoccupante publiée le 30 mars 2026 par BBC News Afrique dans un article. Selon une vaste étude menée par plusieurs scientifiques, les extensions capillaires contiendraient des substances chimiques susceptibles de favoriser le cancer du sein et des troubles de la reproduction. Une découverte alarmante qui appelle à une large sensibilisation, notamment auprès des femmes.
Alors que le marché mondial des extensions de cheveux devrait dépasser les 14 milliards de dollars d’ici 2028, les chercheurs américains ont tenu à mettre en lumière un risque jusque-là peu évoqué. L’analyse de plusieurs échantillons incluant perruques, mèches à tresser, tissages et extensions à clips a permis d’identifier près d’une cinquantaine de substances chimiques potentiellement dangereuses.
Les femmes noires particulièrement concernées
Selon l’étude, les femmes noires figurent parmi les principales utilisatrices de ces produits, souvent perçus comme une solution pratique pour l’entretien capillaire. Pourtant, les résultats sont inquiétants, 17 substances associées au cancer du sein ont été détectées dans 36 échantillons d’extensions, qu’elles soient synthétiques ou naturelles. Par ailleurs, près de 10 % des échantillons contenaient des composés organostanniques, des substances chimiques utilisées dans la fabrication de plastiques, notamment pour leurs propriétés ignifuges. Ces composés sont connus pour provoquer des irritations cutanées et agir comme des perturbateurs endocriniens, affectant ainsi la fertilité et le développement de l’organisme.
De plus, les chercheurs se disent d’ailleurs surpris par la présence de ces composés, généralement absents des produits de consommation courante. Parmi les substances identifiées figurent également le phénol, utilisé dans certains adhésifs industriels, ainsi que le phtalate de bis(2-éthylhexyle), employé pour assouplir les plastiques. Ces éléments chimiques peuvent entraîner des modifications biologiques similaires à celles provoquées par des agents cancérigènes connus, augmentant ainsi le risque de cancer du sein à long terme.









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