Santé : la dépigmentation, une cause de diabète
La dépigmentation de la peau, également appelée « éclaircissement ou bleaching », est une pratique de plus en plus répandue en Afrique et dans la diaspora. Motivées par des normes de beauté valorisant la peau claire, de nombreuses personnes y ont recours sans mesurer les dangers que ces produits représentent pour la santé. Si cette pratique fragilise déjà l’épiderme, ses conséquences vont bien au-delà des atteintes cutanées.
En effet, plusieurs études ont démontré que les substances appliquées sur la peau pour la dépigmentation facilitent la pénétration de produits toxiques dans l’organisme. Ceci expose les utilisateurs à des risques accrus de maladies métaboliques, dont le diabète. Cette affection chronique se caractérise par une augmentation excessive du taux de sucre dans le sang, appelée hyperglycémie, pouvant entraîner de graves complications si elle n’est pas prise en charge.
Les dangers métaboliques des produits dépigmentants
Les produits dépigmentants contiennent souvent des corticoïdes puissants ou des agents interdits, capables de dérégler le fonctionnement interne du corps. Une étude menée du 28 février au 31 août 2020 dans quatre hôpitaux de Yaoundé, au Cameroun, montre que la prévalence de l’hyperglycémie chez les femmes pratiquant la dépigmentation était de 43,3 %, contre 27,3 % chez celles qui ne s’éclaircissaient pas la peau. Ces chiffres illustrent clairement l’impact métabolique des produits éclaircissants lorsqu’ils sont utilisés de manière prolongée.
Face à cette situation, les professionnels de la santé tirent la sonnette d’alarme. Selon eux, la dépigmentation sauvage figure désormais parmi les facteurs contribuant à la hausse du nombre de personnes diabétiques sur le continent africain. À ces risques s’ajoutent ceux liés à l’hérédité, à l’alimentation et au mode de vie. Pour préserver la santé des populations, les spécialistes recommandent de bannir cette pratique et de privilégier une meilleure sensibilisation sur ses dangers.









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