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Routes : le gouvernement s’attaque aux blocages du FANEIR pour relancer la machine infrastructurelle

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Réuni ce mercredi 11 février 2026 avec les ministres concernés par le Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (FANEIR), le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a placé la question routière au cœur de l’action publique. Objectif : lever les blocages financiers et institutionnels qui entravent l’entretien et le développement des infrastructures nationales, jugées stratégiques pour la réussite des priorités présidentielles.

Au cabinet du coordonnateur de l’action gouvernementale, la séance de travail a permis de faire un diagnostic lucide du fonctionnement du FANEIR, adopté en Conseil des ministres en février 2025 pour remplacer le FANER et élargir son champ d’intervention à l’aménagement, la construction et l’entretien des infrastructures routières. Mais la coexistence du FANEIR avec le Fonds National d’Investissement (FNI), logé au sein du FGIS, ainsi que des difficultés de mobilisation des ressources, compliqueraient aujourd’hui l’exécution des missions assignées au ministère des Travaux publics.

« Sans la route, rien n’est possible »

« Sans la route, rien n’est possible. Le développement passe par la route », a précisé Hermann Immongault. Une déclaration qui traduit la dimension transversale des infrastructures routières dans la mise en œuvre du projet de société du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Interdiction d’importation du poulet de chair, mise en place de la Centrale d’Achat, développement des plateformes logistiques à l’intérieur du pays : autant de mesures qui supposent des accès routiers fiables, ainsi que des infrastructures connexes en eau et en énergie.

Un problème de ressources et de gouvernance

Selon le ministre de tutelle, les difficultés proviendraient notamment du non-reversement régulier de la Redevance d’Usage de la Route (RUR), ressource essentielle pour financer l’entretien du réseau national. La réduction des moyens disponibles fragilise ainsi la capacité du FANEIR à assurer une maintenance durable des routes. Face à cette situation, le Vice-Président du Gouvernement a annoncé un travail concerté avec les ministres de l’Économie et du Budget afin d’identifier des solutions rapides et opérationnelles.

Au-delà des arbitrages financiers, l’enjeu est stratégique : sécuriser les routes, fluidifier les échanges et soutenir la croissance. Car dans un pays où la connectivité conditionne l’intégration économique, la route demeure l’ossature du développement national.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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