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Réseaux sociaux : le Gabon va-t-il suivre le pas des restrictions et protéger sa jeunesse des dérives ? 

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C’est une vérité implacable, les réseaux sociaux ont envahi le quotidien de tous, et les jeunes en sont les principaux consommateurs. Une habitude qui expose ces jeunes abonnés à plus de contenus non avisés avec des conséquences directes sur leur développement. Alors que de nombreux pays convergent vers la restriction ou encore la régulation pour préserver les moins de 16 ans, le Gabon semble ne pas être prêt à se lancer. 

Dans la rue, dans les écoles, dans les transports,ou même dans des moments en famille, les adolescents et les enfants ne peuvent plus se passer de jeter un œil sur les réseaux sociaux. Une dépendance qui se veut nuisible et devant laquelle il devient urgent d’agir. En ce sens, plusieurs pays ont commencé à donner le ton. Parmi eux, l’Australie, qui a en fin d’année 2025 interdit l’accès à plusieurs plateformes dont Facebook, Instagram, Reddit, X etc aux jeunes et enfants de moins de 16 ans. 

Une action sévère pour le bien-être des plus petits 

A la suite de l’Italie, la France a également annoncé l’interdiction des réseaux sociaux jusque dans les écoles au moins de 15 ans à compter de la rentrée de septembre 2026. L’objectif étant de protéger ma santé mentale et les émotions de ces derniers. Une vision largement partagée et qui séduit de plus en plus de pays. En effet, l’Égypte se place en précurseur de cette mesure sur le continent africain avec la régulation des réseaux sociaux. Mais alors, le Gabon va-t-il laisser sa jeunesse à la merci des dangers du numérique ?

Pour le Gabon, suivre cette démarche serait loin d’être un recul. Cela pourrait renforcer la protection de l’enfance, soutenir la réussite scolaire et encourager un usage plus responsable du numérique. Dépendance aux écrans, exposition à des contenus violents ou sexualisés, cyberharcèlement, perte de concentration, les signaux d’alerte se multiplient et montrent une jeunesse addicte à la perdition. Ainsi il ne s’agirait pas de bannir la technologie, mais de mieux la cadrer.

Réguler les réseaux sociaux, c’est accepter de poser des limites aujourd’hui pour éviter des fractures plus profondes demain. Ce choix, s’il est courageux, pourrait devenir un signal fort en faveur d’une société plus attentive à ses enfants. Réguler aujourd’hui, c’est éviter de réparer demain. Le Gabon a l’opportunité de faire un choix courageux, celui de placer sa jeunesse au-dessus des dérives numériques et de refuser que l’avenir se construise sous l’emprise d’écrans sans limites.

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