Religion : le pape Léon XIV attendu en Guinée équatoriale
La première tournée africaine du pape Léon XIV se précise. Après des étapes annoncées au Cameroun et en Angola, la Guinée équatoriale a confirmé que le souverain pontife effectuera également une escale à Malabo dans les prochains mois. Une information relayée par l’Agence France-Presse (AFP), citant les autorités équato-guinéennes, même si aucune date officielle n’a encore été communiquée.
Selon l’AFP, « la visite du pape Léon XIV en République de Guinée équatoriale a été confirmée », faisant de ce déplacement un événement majeur pour un pays qui n’a accueilli qu’une seule fois un chef de l’Église catholique. Le dernier en date demeure Jean-Paul II, en février 1982. Plus de quarante ans après, cette annonce ravive une forte attente au sein d’une population majoritairement chrétienne.
Malabo en ordre de bataille pour une visite historique
Toujours d’après l’AFP, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a reçu, vendredi 23 janvier, les responsables de la Conférence épiscopale nationale et les dirigeants de l’Église catholique afin de coordonner les préparatifs liés à cette visite papale. Une mobilisation institutionnelle qui témoigne de l’importance symbolique et politique de l’événement.
Le chef de l’État équato-guinéen, cité par l’AFP via le site officiel du gouvernement, a assuré que « la population sera mobilisée pour offrir au Saint-Père l’accueil grandiose qu’il mérite », soulignant l’habitude du pays à recevoir des hôtes de marque. Une promesse qui s’inscrit dans la continuité de la démarche personnelle du président, lequel s’était rendu au Vatican, accompagné de son épouse, pour saluer Léon XIV après son élection et renouveler officiellement son invitation.
Une tournée africaine à forte portée symbolique
Cette visite en Guinée équatoriale s’inscrit dans une tournée africaine plus large, la première du pontificat de Léon XIV, qui doit également le conduire au Cameroun et en Angola. Pour les observateurs, cités par l’AFP, ce choix d’itinéraire traduit une volonté claire du Vatican de renforcer le dialogue avec l’Afrique subsaharienne, où le catholicisme demeure l’un des piliers de la vie sociale et spirituelle.
À Malabo, l’attente est d’autant plus vive que plus de 90 % de la population se revendique chrétienne, selon le recensement de 2015 rappelé par l’AFP. Une réalité démographique qui confère à cette visite une dimension à la fois religieuse, sociale et diplomatique, dans une sous-région en quête de repères et de stabilité.









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